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mardi 23 décembre 2014

Parce que Noël rime avec petits pains fourrés (mais qu'on peut y ajouter du céleri-rave aussi et faire sa propre soupe Gumbo)



Une commande de mon homme cette année... Il aimerait bien avoir des petits pains fourrés en quelque part dans nos "recettes des vacances de Noël". C'est une bonne idée et ça manque dans le répertoire de recettes.

Ah mon souvenir plusieurs recettes au Québec utilisent de la soupe "gumbo" du commerce pour faire ces petits pains fourrés. Mais moi là j'ai pas le goût d'aller chercher une canne de gumbo à l'épicerie. Un survol rapide du web me confirme que l'ensemble des recettes utilisent des kécanne de gumbo. Zieutage de la liste des ingrédients en retenant que ceux qui sont essentiels à mes yeux: tomate, pâte de tome, bouillon poulet, céleri, okra, sel, riz, épices. Bon ben c'est avec cette liste qu'on va s'inspirer pour se concocter une soupe gumbo maison avec ce qu'on a sous le bras.

Ce qu'on a sous le bras c'est aussi du céleri-rave plutôt que du céleri branche. Je n'ai pas souvent cuisiné le céleri-rave, mais puisque je reluque les légumes pour faire des "récoltes hivernales" dans le potager (" winter harvest ") ou des récoltes de printemps avec des légumes qui passent l'hiver au potager (" over-winter ") et bien ça amène à regarder certains légumes différents. Ma cousine aussi tente quelques trucs là-dessus dans son potager et le céleri-rave fait parti de ses essais pour ajouter de la diversité. De passage chez elle à la mi-décembre, elle m'a offert 2 céleri-rave de son potager qu'elle venait d'aller récolter dans la journée. Arrivé à la maison je les ai lavé et râpé aussi tôt pour les utiliser un peu partout dans mes recettes. Le céleri-rave a été une belle découverte chez nous. Partout où j'en ai incorporé nous avons apprécié. Il apporte une touche de goût qui vient toujours bien compléter l'ensemble et harmoniser le tout. Y'a pas à dire on l'a apprécié autant dans la pizza que dans les sandwichs ou avec les oignons caramélisés. Ma dernière utilisation fut dans la soupe gumbo et les petits pains fourrés, là aussi un franc succès. Alors question de ne pas oublier, je consigne le tout ici de suite (ça évitera de perdre encore des papiers dans le tourbillon des fêtes!)

Soupe Gumbo maison

Ingrédients:
3 litres de sauce tomates et poivrons rouges maison 
1 litre de bouillon de canard maison (c'est ce que j'avais, une autre volaille ferait aussi je crois bien)

2 tasses de céleri-rave râpé
300g de okra coupé en morceaux (les miens étaient congelés)

3 piments péri-péri séchés
1 c à soupe de gros sel
1/2 c à soupe de cumin moulu

2 tasses de riz (basmati que j'ai ici) (sachant que je ferais des petits pain fourrés, j'en ai mis beaucoup, pour une soupe il faudrait mettre juste 1 tasse)

Préparation:
Dans le chaudron mettre la sauce tomate/poivron et le bouillon de canard
Chauffer le tout à feu moyen-fort
Ajouter le céleri-rave râpé, les morceaux de okra, les péri-péri, le sel et le cumin
Faire mijoter un quinzaine de minutes pour attendrie le céleri-rave et les morceaux de okra
Ajouter le riz
Continuer la cuisson 5 minutes à feu moyen
Éteindre la cuisinière, mais laisser le temps au riz de finir sa cuisson en gardant le couvercle sur le chaudron pour au moins un autre 15 minutes.

On passe à la préparation de la viande à petits pains fourrés


Viande à petits pains fourrés
(c'est une grosse recette pour faire PLUSIEURS dizaines petits pains fourrés, si vous êtes seul, divisé par 4 serait très sage)

Ingrédients:
huile d'olive
1 gros oignon (rouge chez nous) émincé
5 gousses d'ail (plus c'est bon itou) émincés
2 tasses de céleri-rave râpé
pincée de gros sel

1 kg de boeuf haché

3 c à soupe moutarde sèche moulue
1/2 tasse de ketchup ontueux
800ml de soupe Gumbo (voir ci-haut)

Préparation:
Dans une grosse poêlonne à fond épais, chauffer un peu d'huile à feu doux-moy (3-5)
Ajouter l'oignon, l'ail et le sel
Faire fondre l'oignon et l'ail doucement jusqu'à presque transparence
Ajouter le céleri-rave
Cuire quelques minutes
Ajouter le boeuf haché
Cuire à feu moyen-fort (5-6) jusqu'à cuisson complète en remuant fréquemment
Ajouter la moutarde, le ketchup et la soupe gumbo
Bien mélanger
Laisser mijoter jusqu'à ce que le surplus de liquide soit évaporé (pour pas détremper les petits pains)

Voilà, la viande est prête.
Chauffer le four à 350F
Reste juste à couper les petits pains et les farcir du mélange.
Mettre les petits pains dans un moule allant au four
Recouvrir de papier aluminium
Faire chauffer 5 minutes dans le four
Enlever le papier alu et poursuivre un autre 5 minutes
Et puis miam, déguster ;)

Joyeux Noël chez vous!

NB: pour les petits pains j'ai utiliser la recette de pâte à pizza du manuel de mon robot-culinaire, Procédures à venir un peu plus tard. Sinon ceux du commerce feront l'affaire itou.



mardi 23 septembre 2014

La sauce onion & pepper extra rouge (conserves à l'eau bouillante)



Dès que j'ai essayé la Relish onion&pepper à Michel se fut un succès chez nous. J'en fais donc une batch à chaque année, mais parfois je modifie un peu. Cette année le résultat est plus qu'à notre goût (approuvé par toute la familia) alors j'en consigne les différences pour en garder une trace sur le blog en plus de mes papiers (ouin, l'an dernier j'ai perdu une pile de papier avec les recettes testées modifiées de l'an dernier et ça m'agace encore).

De relish, cette conserve est devenue sauce dans ma chaumière. Le "extra rouge", c'est parce qu'elle est réellement plus rouge cette année, les ingrédients y font certainement pour quelque chose, surtout les petits poivrons rouges utilisés. Ces poivrons étaient de forme et grosseur semblable au piment "cherry bomb" sans être piquant, mais en étant incroyablement fruité au goût (d'ailleurs lors de ma sortie d'auto-cueillette où j'ai cueilli ces poivrons j'ai failli me faire charger le prix des cherry bomb au lieu du prix des poivrons, la dame a dû faire le test du goût en prenant une croqué pour s'en assurer... imaginez si ça avait été un cherry bomb!). La chaire de ces poivrons était bien épaisse et le dedans du poivron bourré de graine. J'imaginais très bien ce poivron farci pour en faire des petites bouchées. Une recherche vite fait sur le net me laisse croire qu'il s'agit peut-être de poivron cerise doux comme celui présenté chez Les semences Solana. Toujours est-il, je suis convaincue que ce poivron au goût très très fruité a ajouté de la saveur à la sauce cette année. D'ailleurs, comparativement à la recette orginale de Michel, j'ai augmenté la dose de poivron rouge.

Pour faire la recette j'ai mis le poids net de tomate, poivron et oignon, prévoir un peu plus lors de votre cueillette d'ingrédients.

Ingrédients:
8 tasses (1750g, poids net) tomates préparées et coupées en dés (je garde pelure et pépin pour cette recette mais enlève le trognon dure ou les bouts abîmés de tomate, j'ai pris des tomates italiennes de mon potager)
8 tasses (1000g poids net) de poivron rouge très fruité (voir ci-haut: poivron cerise doux) épépinés et coupés en demi ou en quart
8 tasses (1200g poids net) oignon rouge coupé en dés (environ 4 gros oignons)
2 jalapeno mûres (bien rouge) coupés en dés
2 piments hongrois mûres (rouges, environ 125g) coupés en dés
8 tasses de sucre
2 c. à soupe de sel
3 tasses de vinaigre blanc 5%
3 clou de girofle
1/4 de noix de muscade pilé au mortier
3 grains de piment de la jamaïque
1 c. à thé de graines de moutarde
1 c. à thé de graines de coriandre

1 tasse de réduit jus de pommette à gelée (facile à faire à l'automne avec les pommettes matures qui traînent partout, sinon prendre de la pectine liquide)

Mon réduit de jus de pommette était fait de quelques jours avec les pommettes bien rouges et à chaire rose de ma tante. Les pommettes ont été mises entières dans un chaudron à fond épais, à peine couvertes d'eau. Portée à ébullition. Réduire le feu et mijoté 15 minutes. Le jus est filtré et récolté en le laissant passer à travers un sac à gelée, une taie d'oreiller ou tout autre tissus permettant de filtrer. Aucun pressage supplémentaire. Le jus est retourné dans le chaudron, retour à l'ébullition, redescendre le feu à medium et laisser le jus réduire de moitié au moins ou du 2/3. (c'est pas mal comme faire du jus de pomme pour gelée ou de la pectine maison, mais la couleur est d'un beau rouge soutenu)

Préparation:
Mettre tout les ingrédients dans le chaudron sauf le réduit de jus de pommette.
Bien mélanger.
Porter à ébullition.
Réduire le feu à medium faible (genre 3-4 sur ma cuisinière) et laisser mijoter doucement pendant des heures jusqu'à épaississement en brassant de temps en temps.

Ajouter le réduit de jus de pommette bien rouge.
Porter à ébullition rapidement (à HI) pour une minute
Empoter en pots 250ml, 1/2po d'espace de tête.
Traiter 10 minutes à l'eau bouillante

Rendement: 14 X 250ml et un petit restant à déguster le jour même.

Parfois nous utilisons cette sauce tel quel dans des burger ou autre sandwich, mais...
Parfois nous la passons au bras mélangeur à main pour avoir une sauce lisse pour "dipper" des croquettes de poulet ou autres petites bouchées et c'est toujours du bonheur avec cette sauce!






dimanche 29 juin 2014

Sandwich ou tartinade estivale de la fin juin au kale et capucine



Quand il fait chaud comme aujourd'hui on a pas vraiment envie de manger chaud ou faire chauffer le poêle. Mais c'est pas encore tout à fait le temps des tomates, alors pas de sandwich aux tomates. Pas de sandwich aux concombres non plus.

Alors qu'est-ce qu'on fait?

2 pots 250ml de tartinade de jambon sont mis au frigo en milieu d'après midi.

À l'heure du repas on va chercher de quoi faire une sandwich estivale de la fin juin:

-Des feuilles de kale (ici le le "Red russian", c'est celui essayé au potager cette année qui fait belle figure en ce moment)
-Quelques branches de persil
-De l'oignon (Red of Florence)
-Des fleurs de capucine (Princess of India choisi pour leur couleur rouge orangée, oui j'aime le orange)
-De la moutarde ou de la mayo au choix

On coupe en morceaux, on mélange tout ça et hop entre 2 tranches de pain.

Pour dessert:
Des raisins et des cerises congelés c'est du bonheur!

Tchin 

;)


mercredi 25 juin 2014

Le rythme des saisons avec les allium (ciboulette, ail, oignon, ect)

À force d'ajouter des légumes au potager qui s'agrandi, je finis par mieux retrouver mes repères et saisons ;)

Là j'avoue quand je consulte wiki, je ne sais plus trop comment appeler cette famille de végétaux... alliacée, liliacée. amaryllidacée? En tout cas, le genre lui serait allium. On parle d'ail, de ciboulette, d'oignon, de poireau.

En mai, j'utilisais ce qu'il me restait de fleurette d'ail au congélo, des vieux oignons de l'an dernier, des oignons verts (parti en semis dans la maison en fin janvier/début février), et de la ciboulette.

En juin, j'utilise parfois de la ciboulette, parfois de l'ail très jeune du potager, de l'oignon vert (semis intérieur janvier/février de variété pour demeurer en oignon vert). Depuis la mi-juin j'utilise et récolte ma fleurette d'ail de la saison 2014. J'ai planté 3 sortes de bulbes d'ail l'automne dernier. Pour 2 d'entre eux les fleurettes ont été prête à la mi-juin, l'autre sorte arrive à ça récolte actuellement. C'est environ 1 kilo de fleurette d'ail que j'ai obtenu du potager cette année. Personnellement, même si j'aime l'ail, je ne crois me rendre à planter plusieurs milliers de bulbes chez moi pour l'instant. J'en ai planté environ 300 l'automne dernier, ce n'est peut-être pas suffisant pour couvrir toute l'année et les semis de la prochaine année, mais ça fera certainement une bonne portion. Quand il n'y en aura plus on utilisera d'autre membre de cette famille de végétaux.



Maintenant j'attends juillet...

La récolte des bulbes d'ail, la mise à sécher... Les jeunes oignons aussi à l'occasion. J'ai hâte de voir comment se comporteront jusqu'à l'automne (et durant l'hiver) les cultivars d'oignon que j'ai choisi d'essayer cette année. Jusqu'à présent je crois que celui qui réussi le mieux est le cultivar "Red of Florence".

Je regarde pousser aussi les quelques oignons égyptiens (si ma mémoire est bonne c'était leur "nom" j'ai pas plus de détail que c'est un genre d'oignon perpétuel) obtenu l'an dernier dans mon panier de légumes. J'avais alors transplanté les "bébé oignons" qui pendaient sur les queues obtenues. 3 sont réapparus ce printemps et sont entrain de pousser pas trop loin des plants de fraises.

Je fais un mini essais avec les poireaux, je ne sais pas ce que ça donnera.

Je sais déjà que je dois ajouter pas mal de ciboulette dans mon paysage potager. Et pas mal plus d'oignon à botteler (oignon vert couramment appelé "échalotte" au Québec, bien que ce ne soit pas de l'échalotte "française" ;) )...  J'ai volontairement omis d'essayer l'échalotte française cette année, je veux déjà en ajouter l'an prochain. Pour l'instant comme qui dirait, on regarde pousser le tout et on prend bonne note pour les années à venir.



lundi 12 mai 2014

L'assiette du printemps bien amorcé, bien établi

Enfin de la verdure toute neuve et toute fraîche!
Pour moi ce type d'assiette remplie de pousses printanières marque le moment de l'année où le printemps est bien amorcé, bien établi. À chaque année, c'est une joie que de retrouver dans l'assiette les feuilles d'érythrone, les fleurs de viola, les tiges de ciboulettes, les feuilles de pissenlit. À cela j'ai ajouté quelques trucs semé plutôt dans la saison dès que ce fut possible: mizuna 'red frills', mâche, aragula 'speedy', feuille de radis, repousse de ma laitue dixter MI. Puis ceux qui reviennent au potager: 3 tiges d'asperges qui ont pointé le bout du nez et du thym citron. Mélangé tout ça à un restant de laitue iceberg du frigo qui est maintenant camouflé et plus présentable!

L'assiette du petit qui aime la verdure modérément
Pour accompagner la verdure, des (2 ou 3 selon leur grosseurs) poitrines de poulet en petits cubes. Doré à l'huile d'olive, un restant de champignon en morceaux, un sploutch de ce qu'il me reste de fleurette d'ail (congélo), du sel et poivre au goût, 2 oignons fatigués en morceaux, une bonne quantité de graines de tournesol et un sirop de fleurs de lilas de l'an dernier. On ajoute des nouilles chinoises qui viennent de cuire rapidement et hop dans l'assiette. Ça c'est MON type d'assiette, quand je veux me faire plaisir c'est ça que je ME cuisine (et ça fait aussi le bonheur de mon monde qui adore ce type d'assiette)

Oui, oui le printemps est bien là... bientôt il laissera même sa place à l'été :)

Avec ça, le 2e trèfle à 4 feuilles de ma saison trouvé parmi la ciboulette,

Tchin!

;)

Faites un voeux!

mercredi 22 mai 2013

La sauce TOB et la sauce TAB en conserve à la marmite

Ha oui ça doit faire 4 ans que je vous parle de ça sur le blog ici et là sans jamais avoir écrit les recettes de sauce TOB et TAB. Ben en fait c'est parce que ce sont des recettes vraiment simple et de base. Bon pas aussi dénudé que la sauce aux tomates seulement, mais presque.Sauce TOB c'est une sauce tomate-oignon-basilic, alors que sauce TAB c'est une sauce tomate-ail-basilic. C'est pas le temps des tomates pentoute, mais c'est maintenant que j'ai le temps d'écrire ça sur le blog, alors on va faire comme ça!



Ingrédients:
Un filet d'huile d'olive
12 tasses d'oignon haché ou d'ail haché (selon qu'on fait une sauce TOB ou une sauce TAB)
du sel au goût (habituellement j'y vais pour une ou 2 c. à soupe soupoudré sur mes oignons ou l'ail)
1 manne (boisseau, bushel) de tomates italiennes (ça fait environ 24kg ou 53 lbs ça) 
Environ un litre (pas tassé) de feuilles de basilic frais 
Jus de citron (1 c. à soupe par pot 500ml ou 2 c. à soupe par pot 1 litre)

Préparation:
Dans un chaudron en inox à fond épais, verser un filet d'huile d'olive.
Chauffer à feu doux (3 chez nous)
Mettre les oignons (ou l'ail) dans le chaudron
Soupoudrer de gros sel
Faire cuire les oignons jusqu'à "translucidage" (j'ai des mots aussi beaux que madame Éphée!!!)

Petite quantité à la fois (environ 500ml), ajouter les tomates coupées en quartier dans le chaudron.
C'est pour zigouiller les pectinases et éviter d'avoir une sauce en 2 phases dans nos pots.
Chauffer à feu moyen-fort (il faut maintenir l'ébullition sans faire cramer non plus)
Régulièrement, passer un coup de pilon à patate au début pour faire sortir le jus des tomates et avoir un début de coulis.
Continuer à couper et ajouter des tomates coupées en quartier en petits lots tout en maintenant l'ébullition dans le chaudron.
Une fois que toute les tomates ont sauté dans le chaudron, maintenir l'ébullition une quinzaine de minutes.

Passer le mélange tomate/oignon (ou tomate/ail) au tictac pour en retirer les pépins et la pelure de tomate.



Je fais ainsi car ça m'évite d'ébouillanter les tomates pour enlever la pelure au départ. Pis le coulis chaud est plus facile à passer au tictac manuel qu'on trouve chez nous. Comme ça on a pas besoin de passer des tomates crues dans un moulin à tomates muni d'un moteur de fou qui coûte la peau des fesses. Quand même, ici on est pas organisé en grosse gang à faire une fête de la tomate. On est moi, moi, mon chum et les enfants... mais on fait quand même entre 12 et 15 mannes de tomates par an.

Une fois le coulis obtenu, le remettre dans le chaudron en inox à fond épais.
Porter à ébullition et faire réduire jusqu'à consistance voulue en brassant régulièrement. 
Ça donnera environ 10 à 12 litres.
Rectifier le sel au goût.
Ajouter les feuilles de basilic et bien brasser.

Mettre 1 c. à soupe de jus de citron par pot 500ml ou 2 c. à soupe par pot 1 litre
Ajouter la sauce. Espace de tête 1cm (1/2 po)
Traiter à la marmite d'eau bouillante.
35 minutes pour les 500 ml
40 minutes pour les 1 litre

mercredi 18 juillet 2012

Sauce aux cerises, conserve à la marmite

Presque à la demande de Nathalie la délinquante curieuse, voici ce que j'ai essayé comme sauce aux cerises cette année. Il y a 2 versions  légèrement différentes. Je ne connais pas encore comment le goût de cette sauce évoluera dans le temps, mais je sais qu'elle me plait bien pour l'instant et que j'imagine déjà des côte-levées ou autres pièces de porc avec cette sauce

La première version de cette sauce est en fait un rattrapage de recette qui a mal virée! Il y a 2 semaines j'ai voulu essayer de confire des morceaux de cerise avec du sirop un peu à la façon des oranges confites... mais il s'est passé je ne sais plus trop quoi... je les ai mise dans du sirop encore trop chaud une journée... et j'ai laissé mes cerises un peu trop longtemps dans le sirop par la suite... j'ai négligé d'ajouter du sucre dans le sirop un autre moment donnée... bref j'ai pas fait ce qu'il fallait, la texture des cerises n'y allait pas du tout. C'était rempli de sucre, mais c'était mou comme de la guenille. Je me suis ditL "tant pis je ferai du coulis avec ça en passant au bras mélangeur"... mais le chaudron est resté sur le comptoir une bonne semaine encore. Avec l'acidité ça ne me dérangeait pas trop et je me suis dit que si j'avais un début de fermentation alcoolique ce ne serait pas plus mal pour utiliser autrement.

Entre temps, il m'est passé par la tête l'idée de me faire de la sauce aux cerise cette année puisque les étals de cerises sont tellement jolis et que les cerises sont pas très cher. J'ai donc rassemblé les ingrédients pour me faire une sauce aux cerises: gingembre frais, huile de sésame, oignons, sel, vinaigre de riz. Pis là je me suis décidée à faire ma sauce avec mes cerises qui macéraient dans le sirop depuis 2 semaines.

Il s'avère que je préfère ma sauce aux cerises faite avec mes cerises qui ont macérées dans le sucre pendant 2 semaines par rapport à la seconde version que j'ai faite sans macération! Tenez-vous le pour dit, la macération doit apporter un petit quelque chose de plus dans la complxité du goût et ce n'est pas désagréable ;)



Sauce aux cerises, version avec macération 

Ingrédients:
4 c. à soupe d'huile de sésame
3 1/2 tasses (400g) d'oignons coupé en morceaux (c'est environ 4 oignons moyens)
50g de gingembre frais coupé en petits dés (environ 3 po)
1 c. à thé de gros sel 4 tasses de cerises macérées dans un sirop de sucre (voir ci-haut) et drainées
1 tasse de vinaigre de riz
1 tasse de sirop ayant servit à la macération des cerises

Préparation:
Dans un chaudron d'inox à fond épais, mettre l'huile de sésame.
Ajouter les oignons, le gingembre et le sel. chauffer à feu doux (3) pour rendre les oignons translucides.
Ajouter les cerises, le vinaigre de riz et le sirop de cerises.
Faire chauffer à feu moyen-fort jusqu'à obtenir un début de bouillonnement.
Fermer le couvercle, baisser le feu à moyen-dous et laisser mijoter environ 10 minutes.
Passer le tout au presse-purée.
Goûter et rectifier au besoin
Remettre sur le feu la sauce obtenue jusqu'à ce qu'elle commence à bouillonner. (si vous la trouvez trop liquide, laisser mijoter un peu pour épaissir)
Mettre en pots 250ml 1/4 po d'espace de tête
Traiter 15 minutes à la marmite d'eau bouillante.
Rendement de 6 pots 250ml.

Sauce aux cerises, version sans macération

Ingrédients: 
4 c. à soupe d'huile de sésame + 2 c. à soupe au besoin
3 1/2 tasses (400g) d'oignons coupé en morceaux (c'est environ 4 oignons moyens)
100g de gingembre frais coupé en petits dés (environ 6 po)
3 gousses d'ail émincées
1 c. à thé de gros sel
4 tasses de cerises fraîches dénoyauté
1 tasse de vinaigre de riz
1 tasse de miel

Préparation: 
Dans un chaudron d'inox à fond épais, mettre 4 c. à soupe d'huile de sésame.
Ajouter les oignons, l'ail, le gingembre et le sel. chauffer à feu doux (3) pour rendre les oignons translucides.
Ajouter les cerises, le vinaigre de riz et le miel.
Faire chauffer à feu moyen-fort jusqu'à obtenir un début de bouillonnement.
Fermer le couvercle, baisser le feu à moyen-dous et laisser mijoter environ 20 minutes.
Passer le tout au presse-purée.
Goûter et rectifier au besoin. (moi j'ai eu besoin d'ajouter 2 c. à soupe d'huile de sésame)
Remettre sur le feu la sauce obtenue jusqu'à ce qu'elle commence à bouillonner.(si vous la trouvez trop liquide, laisser mijoter un peu pour épaissir)
Mettre en pots 250ml 1/4 po d'espace de tête 
Traiter 15 minutes à la marmite d'eau bouillante.
 Rendement de 6 pots 250ml.

vendredi 28 octobre 2011

Couscous de légumes, à la couscoussière



Je sais pas si c'est mes toasts de hier matin garnies avec de la gelée de fleur de roses ou bien si c'est la tajine de poulet présenté par Isabelle, mais mes courges qui réclamaient la confection d'un couscous depuis déjà une bonne dizaines de jour ont vu leur souhait exhaussé!  J'ai donc fait du couscous à la couscoussière (et non pas ma version en pot Mason ;) ) et le poulet à Isabelle puisque mon poulet m'attendait sagement dans le frigo. Ai-je besoin de dire que ça embaumait dans la maison!!!

Ingrédients:
une petite courge en morceaux d'un pouce (j'ai pris 1/2 butternut)
un navet en morceaux d'un pouce
3 patates en morceaux
un gros oignon rouge en lamelle
3 poivrons cubanel en morceaux d'un pouce
un pot 500ml de rondelles de carotte en bouillon de poulet (parce que j'en avais plus dans le frigo)
un pot d'un litre de jus TP
huile d'olive (pour couvrir le fond de la couscoussière et pour imprégner la semoule)
2 feuilles de laurier
1 c. à  table de graine de coriandre
2 c. à soupe de cumin moulu
1/2 c. à soupe de piment de la jamaïque (all spice)
5 piments peri-peri séché
gros sel au goût

500g de semoule (la mienne était fine, c'est ce qu'il me restait)
3 tasses d'eau + 1/2 c. à soupe de gros sel



Préparation:

Dans un bol, mettre la semoule et le 3/4 de l'eau salée.
Laisser gonfler la semoule 3-4 minutes
Ajouter un filet d'huile d'olive
À l'aide des mains, égrainer la semoule en la frottant entre les paumes des mains.
Réserver

Dans le fond de la couscoussière mettre de l'huile d'olive chauffer à feu moyen-doux
Ajouter l'oignon découpé en lamelle
Soupoudrer d'un peu de sel et faire cuire l'oignon jusqu'au stade translucide
Ajouter le coulis de tomate, les épices et les légumes à cuisson lente (patate, courge, navet)
S'il manque de liquide ajouter de l'eau pour couvrir les légumes
Installer la partie supérieur de la couscoussière en intercallant un linge à vaissellle (ça "calfeutre" les rebords de la couscoussière, mais permet à la vapeur de passer par les trous de la partie supérieur et ça évite que la semoule tombe dans le bas de la couscoussière)



Mettre le feu à moyen-fort
Ajouter une ou 2 poignées de semoule en prenant soin de les égrainer en la frottant entre les paumes des mains.
Quand la vapeur passe à travers la semoule, ajouter 2-3 autres poignées de semoule comme précédemment, ainsi de suite jusqu'à avoir mis toute la semoule.
Faire cuire la semoule à la vapeur pendant 20 minutes.
Réduire le feu à moyen-doux.
Mettre la semoule dans un plat, l'étaler pour la faire sécher/refroidir un peu.
Vérifier la cuisson des légumes, retirer ceux qui sont cuit à l'aide d'un écumoire et les réserver dans un bol recouvert pour les garder au chaud.
S'il manque de liquide, rajouter le litre de jus TP.
Ajouter les poivrons dans le bouillon.

Ajouter l'eau salée restante dans la semoule ainsi qu'un filet d'huile d'olive.
Égrainer la semoule entre les paumes des mains, ceci permet de défaire les grumaux et rend le couscous plus "aérien" et léger.
Remettre la partie supérieur de la couscoussière en place avec le linge à vaisselle.
Mettre le feu à moyen.
Ajouter la semoule comme la première fois (2-3 poignées à la fois) et faire cuire à la vapeur un autre 20 minutes.
Mettre la semoule dans le plat de service en prenant soin de bien l'égrainer avec les paumes des mains.

Dans le fond de la couscoussière, ajouter les légumes cuits et réservés (patate, navet, courge), les pois chiches ainsi que les carottes en bouillon de poulet. 
Bien réchauffer les légumes dans le bouillon.
Une fois chaud, à l'aide d'une cuiller ajourée, disposer les légumes dans le plat de service contenant le lit de semoule.
Napper le plat avec une partie du bouillon et mettre le restant du bouillon sur la table pour que les convives puissent en mettre à leur guise. Pour ceux qui veulent plus de pique-pique, on ajoute la harissa au service :)

Oui c'est long comme recette, mais tsé j'aime ça le couscous cuit de cette façon!


jeudi 20 octobre 2011

Creton de porc aux fruits de bois-sent-bon, conserve à l'autoclave



Cette année, la moitié de mon creton de porc a été parfumé aux fruits de bois-sent-bon. Son nom botanique: Myrica gale, aussi appelé Myrique baumier en français ou Sweet gale en anglais. À la mi-juillet, bien que le fruit soit déjà présent sur les arbustes, celui-ci n'a pas encore développé beaucoup d'arôme. Mais déjà à la fin juillet début août il présente un bel arôme intense qui rappelle le poivre vert. Si vous fouillez sur le net, vous verrez qu'on appelle cet arbuste également Piment royal, pas surprenant avec cette odeur! Si le fruit partage ses parfums avec le poivre, il n'en a pas le goût piquant. En effet, le fruit frais est plutôt très amer, en fin de bouchée l'amertume devient très intense. Toutefois, cette amertume disparaît à la cuisson à cause de la chaleur. Alors pour ceux qui recherche l'arôme du poivre sans le petit côté piquant, les fruits de Myrique baumier sont parfaitement indiqués.



Cet été, je m'en suis rapportée lorsque nous sommes allés en camping... Parce qu'il y en avait beaucoup et chez moi. je n'ai pas l'environnement idéal pour cet arbuste qui est vraiment très répandu en bordure de cour d'eau. J'avais justement l'idée de l'utiliser lorsque je ferais ma batch de creton cette année. Quelle bonne idée que j'ai eu! 



Note à moi-même: 
La quantité de Myrique baumier aurait pu être facilement doublé dans cette recette... j'ai eu trop peur qu'il reste de l'amertume. 
Aussi, ça serait ben ben bon dans une sauce à pizza pour l'an prochain.



Creton de porc aux fruits de bois-sent-bon:
(recette adaptée de la recette des cretons pour les touriste à Vincent)

Ingrédients:
3Kg de porc haché
80g de flanc de porc (vérifier si le votre est salé ou non!)
1 c. à soupe de gros sel (omettre si le flanc est déjà salé)
1/2 noix de muscade frais râpé
1 c. à soupe (15ml) de fruits de Myrique baumier (pourrait en mettre facilement le double)
5cm de cannelle véritable
1/4 c à thé de clou de girofle frais moulu
2 petits oignons jaunes haché petit
2 gousses d'ail
500ml d'eau 

Procédure:
Mélanger tous les ingrédients ensemble
Mettre dans un grand chaudron à fond épais
Porter à ébullition 
Baisser le feu et laisser mijoter doucement environ une heure (ça peut être plus) en brassant de temps à autre jusqu'à l'obtention de la consistance désirée.
Passer le creton au pied mélangeur pour lui donner une belle texture onctueuse.
Vérifier l'assaisonnement et rectifier au besoin. Attention, ici l'amertume du myrique peut encore être forte mais disparaîtra après passage à l'autoclave... Vous pourriez d'ailleurs rajouter le myrique ici tout simplement. C'est ici aussi qu'on se rend compte s'il y a trop de sel dû à une erreur!
Empoter chaud idéalement dans des bocaux de 250ml à ouverture large en laissant un po (2.5cm) d'espace de tête.
Stériliser 65 minutes à l'autoclave pour les pots 250ml.
Rendement: 15 pots de 250ml



samedi 23 juillet 2011

Hémérocalle, hummous et bouton de marguerite

On a joué à Madame Banlieusardise aujourd'hui... Pourquoi? parce qu'on a agrémenté notre assiette canicule avec les fleurs d'hémérocalle. Ah je me promettais bien de la faire depuis un ou 2 ans, mais ça n'adonnait jamais avec mes fleurs.

Aujourd'hui, les dernières hémérocalles m'ont souri et ont fait le bonheur de nos yeux dans notre assiette. J'y ai déposé une cuillère d'hummous maison et mes boutons de marguerites lacto-fermenté.



L'hummous était fait avec à peu près ceci:
(elle a été fait en très grande quantité il y a 2 jours, à cause de la canicule)

-pots de conserve de pois chiches et piment d'Alep
-jus de citron
-graines de sésame
-fleurette d'ail dans l'huile d'olive
-sel
-thym citron
-et d'autres épices, me rappelle plus quelle j'ai mis car il ne me restait plus de cumin, ni de coriande :S

La salade pour sa part est composée de ceci:

carotte (jaune, orange, mauve) râpée
courgette jaune râpée
courgette verte râpée
2 jeunes oignons rouges émincés
un peu de sel
une cuillère de gelée de framboise d'automne et romarin
un trait de vinaigre de cidre
un trait d'huile d'olive

dans l'assiette on parsème au choix avec quelques brins:
de ciboulette,
de thym citron,
de basilic
de persil
fleur de capucine
tomates cerises qui ont enfin commencées à mûrir
morceau de concombre

Et là, je me sens un peu comme l'amie spécialiste de l'éphémère à la manière où je vous présente tout ça !
Profitez de la chaleur, en hiver vous allez râler!!!

lundi 18 avril 2011

Laisser les ingrédients parler... (cari rouge)


Tel est le début de cette soupe... Samedi dernier j'avais affaire en ville, ben à Laval (même pas Mourial :P) alors j'en ai profité pour aller chez Sami pour faire une razzia fruits et légumes. Ben oui hein, c'est l'hiver (il neigeait encore en fin de semaine!), j'ai beaucoup de conserve, mais j'aime quand même ça manger des fruits et légumes frais! Pis Sami offre une variété de végétaux qui ne poussent pas vraiment ici et que j'aime manger à l'occasion :) (Mes amis localvores, faut pas vous en faire! Se faire plaisir à l'occasion c'est très sain!)

Alors voilà que je reviens à la maison avec une noix de coco (moi qui n'aime pas le coconut!), de la citronnelle, du gingembre, de la bette à carde (parce qu'elle a sauté dans mon panier!) et plein d'autres trucs :)

Dimanche, je décide de préparer ma noix de coco... J'avais pris soin d'agiter la noix chez Sami pour m'assurer qu'elle contenait du liquide... Elle en avait un bon 135ml. Râpe ma noix de coco, j'en ai un 250g, avec l'idée de faire du dessert... Petit tour à l'ordi sur le blog à Isabelle (Gourmandise d'Isa) et Nathalie (Délinquance et saveurs) à la recherche d'idée (de mémoire j'y avais déjà vu des recettes chez chacune à base de coco et/ou de lait de coco)... Je reviens avec la recette de soupe thaie à Nathalie pour l'inspiration! 



Je prépare donc du lait de coco à partir de ma noix de coco râpée et l'eau contenu dans cette dernière + une tasse et demi d'eau. Je mets le tout dans une petite casserole et fait chauffer à feu doux une trentaine de minutes. C'est ce que j'ai trouvé dans mon livre: l'encyclopédie des aliments. (là j'admets, le parfum de la noix de coco qui chauffe doucement dans l'eau c'est époustouflant et ça excite les papilles) Ensuite, j'ai filtré le tout à l'aide d'une passoir tapissée d'un carré de tissu (même genre de tissu que pour égoutter mon yogourt). J'ai bien tordu, histoire d'aller en récupérer un maximum... Entre temps, j'avais lu (dans le livre de Philippe et Ethné, la cuisine et le goût des épices) qu'on pouvait extraire la "crème" du lait de coco, elle va remonter à la surface et se solidifier (ça sera plus vite au frigo, ou sur le rebord de ma fenêtre! Histoire de voir ça!).




Retour à la recette à Nathalie... Bon hein, j'ai pas de pâte de cari rouge moi-là... Bof pas grave! Fouille dans mon livre de Philippe et Ethné (La cuisine et le goût des épices) pour voir comment je pourrais m'arranger avec ce que j'ai à la maison. Je trouve l'inspiration (et une liste d'épices pour la pâte de cari) parmi la recette de cari rouge de crabe (Kakuluwo curry, p124). J'ai omis le fenugrec parce que je n'en avais pas et j'ai diminué la quantité de piment fort pour que mes moineaux ne s'affollent pas! Comme il ne me reste plus de paprika, je n'ai pas pu remplacer le piment par ce dernier tel que suggéré dans mon livre. Ma pâte de cari n'est donc pas rouge, mais je crois qu'on peut quand même la qualifier de cari!



Voici les ingrédients de ma pâte cari qui a servit à faire la soupe à Nathalie:

le sec (à moudre au pilon-mortier ou au moulin à café):
1 c. à thé de riz sec
3 piments peri-peri
1/2 c. à thé de piments d'Alep
2 c. à thé de graines de coriandre
1/2 c. à thé de poivre noir en grain
1/4 c. à thé de curcuma
3 cardamomes vertes
2 c. à thé de fenouil
2 clous de girofle
1/2 pouce de cannelle véritable

Le mouillé:
1/2 oignon rouge
8 gousses d'ail dans le vinaigre (mes gousses sont dans le vinaigre!)
2 tranches de gingembre frais
1/2 tasse de lait de coco

Pour préparer la pâte, j'ai mis les ingrédients "mouillés" dans le robot culinaire. J'ai moulu les épices secs (1/2 au pilon-mortier, l'autre 1/2 au moulin à café) et je les ai ajouté dans le robot. J'ai pulsé jusqu'à l'obtention d'une belle pâte homogène. Et là il m'a pris l'envie de vérifier le pH de cette merveilleuse pâte (reconnaissez-vous la fille?)... Cette pâte a un pH autour de 4.16, elle est tout à fait cannable à la marmitte! Mais faudrait s'assurer du pH après un temps de stabilisation des ingrédients quand même.

Re-retour à la recette de soupe à Nathalie... !
(c'est là que la soupe à Nathalie devient inspiration, car je n'ai pas mis les mêmes ingrédients qu'elle)

Je sors mon bouillon de poulet maison, j'y ajoute environ 400ml de lait de coco, ma citronnelle ciselée, des morceaux de gingembre frais, 2 c. à soupe de miel d'automne et 1 c. à soupe de ma pâte de cari que je viens de concocter :) Je porte à ébullition 3-4 minutes et je retire du feu.

Je fais frire (oui dans l'huile) à la poêle des morceaux de poitrine de poulet détaillés en carré de 0.5-1cm, ça prends 1-2 minutes. J'ajoute les graines de sésames en fin de cuisson.

J'émince de la bette à carde rouge, de l'oignon vert et des morceaux de poivrons jaunes.

Ça y est tout est prêt! les légumes et le poulet sont mis dans les bols, j'ajoute du bouillon et je me rends compte que j'ai oublié les nouilles ou vermicelles de riz. Ben c'est pas grave, la soupe va s'en passer et nous on s'est régalé!

Je songe maintenant à me préparer un bouillon de poulet, citronnelle, gingembre et cari dans des pots mason traité à l'autoclave pour me faire de la soupe-repas plus rapidement... Mais je ne mettrai pas le lait de coco... Michel nous a déjà dit que le lait de coco ça fait des grumaux après traitement à l'autoclave et que c'est pas joli pentoute!!!


jeudi 14 avril 2011

Carré de courge, parmesan et soya

Sandra nous mentionne qu'il lui reste BEAUCOUP de courge à passer dans son congélateur... Moi je n'en ai plus déjà depuis la mi-mars, donc cette recette n'a pas été faite hier. Je n'avais juste pas eu le temps de la mettre sur le blog. En voyant le dernier billet à Sandra, je me suis rappellée cette recette et la voilà donc ce matin... Pour ceux qui n'ont plus de courge, vous y reviendrai à l'automne prochain ;)

Ingrédients:

380g de parmesan qu'on vient de râper
300g de poudre de soya (vous savez les graines de soya rôti pulvérisé au moulin à café)
3 oeufs
3 tasses de courge en purée
1/2 oignon haché (ou plusss)
1 c. à thé de piment d'Alep (ou +/-)
1 c. à soupe de thym (ou +/-)
1 c. à soupe de persil (ou +/-)
du poivre au moulin et un peu de sel au goût
huile d'olive

Préparation:

Dans un bol, on mélange tout ensemble!
On met dans un pyrex et on ajoute un filet d'huile d'olive
On cuit au four 30 minutes à 375 degré F



On laisse tièdir et on découpe en carré.
Bon on peut les manger tel quel les carrés, mais chez nous on aime bien les garnir d'une garniture à bruschetta (c'est ma soeur qui m'en a offert, de mémoire elle avait fait celle à Vincent), d'une salsa ou autre produit de tomate qu'on affectionne.



Ici les carrés ont été surmontés d'une garniture à bruschetta et d'un morceau de mozzarella. Hop au four à broil pour faire fondre et griller le fromage. Servit sur un nid de verdure :)

PS: les carrés sont aussi très bon réchauffés le lendemain et font d'excellent lunch.



mardi 9 novembre 2010

Boeuf au chou et tomate (recette à l'autoclave)

Du mioum-mioum à bébé chez ma copine qui a du chou en quantité industrielle et chez moi. D'ailleurs, c'est ma copine qui a fait cette recette en premier dans une version autoclave. Il s'agit d'une adaptation qu'elle a fait de la recette du même nom du livre de recette: Qu'est-ce qu'on mange? volume 3, du cercle des fermières (page 139).

Le plus vieux de mes garçons (alors bébé) dévorait ce mioum-mioum qui disparaissait à vu d'oeil! Depuis, je fais aussi cette recette avec quelques modifications (en bleu).

Cette recette donnera un rendement de 7 pots d'un litre.

Ingrédients:

huile d'olive
3 oignons hâchés
2 c. à thé de sel à marinades
2 lbs (900g) de boeuf hâché
1 c. à soupe très comble de paprika espagnol

2.4 Kg (environ 5.3 lbs) de chou coupé en fine lanière (c'est environ 2/3 d'un chou de bonne grosseur)
1 c. à soupe de sauce soya
poivre au moulin au goût
4 peri-peri
1/8 tasse basilic
2 c. à soupe de thym
2 c. à soupe de romarin

Préparation:

Dans un chaudron à fond épais, mettre un filet d'huile d'olive et chauffer à feu doux (3-4 chez moi)
Ajouter les oignons et le sel
Faire fondre les oignons et les rendre translucides
Ajouter le boeuf hâché
Soupoudrer le boeuf cru avec le paprika (je ne sais pas trop pourquoi, le goût est toujours meilleur quand le paprika est ajouté sur la viande crue, plutôt que la viande cuite)
Faire brunir la viande à feu moyen

Ajouter le chou en lanière
Poursuivre la cuisson 5-10 minutes pour faire "tomber" le chou

Incorporer la pâte de tomate, le coulis de tomate, les herbes, la sauce soya, le poivre et les peri-peri (vous pouvez empôter avec les peri-peri, ou retirer ces derniers quand vous aimez la piquantitude)
Laisser mijoter 10-15 minutes.

Mettre en pots de 1 litre (ou 500ml), laisser un espace de tête d'un po. Traiter à l'autoclave selon les chartes, 90 minutes pour les pots de 1 litre et 75 minutes pour les pots de 500ml.

Servir sur un lit de riz, avec une verdure ou avec des pommes de terre :-)

NB: Quand j'en ai fait ce week-end, il m'est passé par l'idée de m'en faire une version où le boeuf serait remplacé par des légumineuses... Me semble que ça serait bon!

vendredi 29 octobre 2010

Raviolis à la courge


Parfait pour les amis du lundi sans viande et qui veulent essayer autre chose que les légumineuses... Surtout juste après Haloween ;)

Perso, je ne me cantonne pas tellement à cette journée précise, j'y vais plutôt selon mon humeur du jour... Ce qui nous a donné des raviolis à la courge dernièrement.

Ingrédients:

Farce à la courge
une petite courge (choisir une variété de courge qui donne une belle purée, moi j'ai pris une petite turban d'aladin, la sweet mama aurait très bien fait l'affaire également)
1 c. à soupe d'huile d'olive
40g de parmesan frais râpé
muscade fraîche râpée
sel et poivre au goût

une recette de pâtes fraîches

pour la sauce
Un pot de sauce TOV (tomate-oignon-vin rouge)
ou
du beurre et du fromage parmesan râpé au goût

Préparation:

Découper la courge en morceaux (enlever les pépins et filaments)
Déposer la courge en morceau sur un papier parchemin sur une tôle à biscuit
Bidigeonner avec un peu d'huile d'olive
Enfourner environ 30 minutes à 400 degré F



La cuisson de la courge en morceaux au four va permettre une certaine évaporation de l'eau dans la courge et permettre l'obtention d'une purée plus ferme idéale pour la farce à raviolis sans être trop liquide. C'est différent de la cuisson de la courge entière qui permet de garder un maximum d'eau du fruit et l'obtention d'une belle purée liquide pour faire les petits gâteaux.

Pendant ce temps faire la recette de pâtes fraîches

Au sortir du four, laisser refroidir légèrement la courge
Enlever la pelure et garder la chaire
Écraser la chaire à l'aide d'une fourchette
Ajouter le parmesan frais râpé, la muscade fraîche râpée, le sel et le poivre
Bien mélanger et laisser refroidir complètement au frigo

Pendant ce temps, étendre la pâte en ruban d'environ 45-50cm de long pour faire les raviolis
Disposer la farce de courge en petites noix (une cuiller à thé ou à bébé c'est parfait) sur un côté du ruban de pâte
Laisser un pouce entre chaque noix de farce
Badigeonner d'un peu d'eau autour des noix de farce (si vous avez un pinceau à cuisine c'est tant mieux, sinon prenez votre doigt en guisi de pinceau!)
Replier le ruban de pâte sur les noix de farces
Appuyer légèrement avec vos doigts pour chasser l'air et bien "coller" les raviolis
Découper les raviolis au couteau

Pour la cuisson des raviolis:

Plonger les raviolis dans une casserole d'eau salée bouillante
compter 4-5 minutes au retour de l'ébullition

Pendant ce temps, faire fondre du beurre ou réchauffer votre sauce TOV

Égouter les raviolis et répartir dans les assiettes creuses
Naper d'une sauce TOV ou tout simplement de beurre fondu et de parmesan râpé.

Enjoy!!!

Je n'ai pas de photo des raviolis, ils se sont mangés beaucoup trop vite ;)

mardi 26 octobre 2010

Ragoût de boulettes: parfum et goût de mon enfance (recette pour autoclave)



Les parfums de cette recette sont ceux du ragoût de mon enfance... Mais la présence de morceaux de dinde également fait parti intégrante de cette recette aux puissants souvenirs. S'il n'y a pas de morceaux de dinde, ben il manque quelque chose à ce ragoût de boulettes!

Il s'agit d'une adaptation du ragoût de boulettes de ma grand-maman côté paternelle. Une bonne grand-maman qui savait comment gâter ses petits-enfants ;) Quand nous nous rencontrons les cousins et cousines, nous nous souvenons tous de sa nourriture et de son fameux sucre à la crème en pot mason qu'elle gardait dans son frigo du sous-sol... Ben oui, chaque fois qu'on y allait, on y trouvait 1 ou 2 pots de sucre à la crème. Comme par hasard, les pots étaient pratiquement vide à chaque fois que nous quittions... Pas de cuiller, pas grave, c'est ben meilleur quand on le mange avec les doigts à même le pot. C'était notre dessert secret après le ragoût de boulette. Ben nous, avec notre naïveté, on croyait que c'était un secret...

Cette recette de ragoût de boulettes est à faire idéalement après avoir cuisiné une grosse dinde ou un gros dindon et qu'on a un bon surplus à passer et qu'on fait un bouillon de dinde maison.


Ingrédients:

un peu d'huile
un peu de farine (pour enrober les boulettes, pas obligatoire, mais meilleur)

environ 2 litres de bouillon de dinde (ou de poulet si vous avez pas eu le temps de faire votre bouillon de dinde), allonger avec un peu d'eau s'il vous en manque ou avec d'autre bouillon.

morceaux de dinde déjà cuits (environ 2-3 lbs c'est correcte, si vous en avez plus, si vous en avez moins, c'est bon aussi... tant qu'il y en a au moins un morceau par portion de 3-4 boulettes.)

Pour les boulettes
2lbs de porc haché
2lbs de boeuf haché
2lbs de veau haché
3 oeufs
eau au besoin
1 1/2 tasse d'oignon hachés fin (le robot fera l'affaire)
1 c. à thé de moutarde préparée
1 c. à soupe de moutarde séche moulue
1 c. à soupe de sel
1 c. à thé de poivre noir
1 c. à thé de girofle moulu
1 c. à the de cannelle moulue


Préparation:

Mélanger ensemble tout les ingrédients pour les boulettes. Ici, n'ayez pas peur d'utiliser vos mains, franchement c'est le meilleur outil!

Façonner les petites boulettes... Le truc de ma soeur: la cuiller parisienne pour avoir toujours la même quantité et grosseur de boulettes qui rentrent bien dans les pots mason.

Enrober légèrement les boulettes de farine.

Originalement, je faisais saisir mes boulettes dans un peu d'huile dans un poêlon... Mais depuis que j'ai découvert le blog à Vincent, je fais comme dans sa recette de bagout de roulette... Je les fais dorer au four sur une tôle légèrement huilée environ 15-20 minutes à 450 degré F.



Dans un chaudron, faire chauffer le bouillon de dinde.
Ajouter les boulettes saisies au poêlon ou dorées au four.
Ajouter les morceaux de dinde.
Laisser mijoter 15-20 minutes pour amalgamer les saveurs.

Répartir dans des pots mason de 1 litre ou 500ml en laissant 1po d'espace de tête.
Stériliser à l'autoclave 75 min pour les pots 500ml, 90 min pour les pots de un litre.
Le rendement devrait être autour de 7 pots de 1 litre, un petit restant est possible, mais qui va s'en plaindre :P

Au service, épaissir le ragoût avec un peu de fécule de maïs délayé dans une petite quantité d'eau froide.

Désolé, je n'ai pas de photo... parce que j'en ai pu, faut que j'en fasse d'autre! Mais vous pouvez toujours aller voir chez Nathalie, elle en a fait durant le week-end de l'haloween.

NB: Si vos morceaux de dinde ne sont pas déjà cuit, il faut au moins saisir ou rôtir la viande en surface. Si vous ne le faites pas, votre volaille prendra la même texture que le thon en canne vendu au supermarché et ça c'est pas cool!