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lundi 28 juillet 2014

Un "vrai" potager par la faute des grands pins blancs

En 2014 je peux dire que j'ai un premier "vrai" potager à la maison. Un "vrai" potager dans le sens de potager d'une assez bonne superficie. Un potager pas seulement avec des herbes aromatiques dissimulées ici et là à travers les plate-bande (ou en quantité astronomique comme l'oregano sous le pommetier). Ou quelques plants de tomate tockés ici et là.

En fait, avant de penser potager à la maison, il fallait penser couper des arbres pour avoir suffisamment d'heures d'ensoleillement, de lumière quoi. Et c'est ce qui nous a arrêté fort longtemps. Couper des arbres. Ça prend tellement d'année à pousser un arbre mature. Lesquels couper, lesquels garder? Il y a tellement de terrains déboisés pour faire des infrastructures humaines que je me suis posée la question longtemps si c'était une bonne idée de couper mes grands arbres. Les années ont passées, la rencontre de Éric et Véronique (particulièrement Éric) a fait cheminer l'idée dans ma tête. Pourquoi pas? Pourquoi pas moduler et apporter un environnement comestible, voir une "forêt comestible" (c'est presqu'un autre nom pour parler d'un verger diversifié et plus "sauvage" ce terme). Moduler l'environnement, moduler le terrain en observant ce dernier pour y ajouter un potager.

Un fait demeure, pas assez de soleil sur l'ensemble du terrain. Il y a 2 ans on a commencé quelques petites parcelles à l'huile de coude en déracinant et enlevant les roches dans une section du terrain plus ensoleillée qui n'avait pas trop d'arbres matures. Mais c'est quand même long et difficile enlever les roches quand on a pas l'outillage adéquat pour ça, ni les moyens de plus pour ces années là. Quand même, 3 premières bandes avait été dégagé. Les roches redisposées en allées de chaque côté des bandes à potager. Ça a permis un peu d'ail, plus de tomate, de la bette à carde, de la laitue et quelques autres légumes pour ces premières années-là.



Reste que c'était encore petit. Reste qu'il nous manquait de coin ensoleillé. 

Au printemps 2013, après 2 ans à apercevoir un grand pic parfois à la maison, nous avons remarqué que notre grand pin blanc devant la maison avait un gros trou dans le haut. C'était donc normal d'apercevoir le grand pic. Analyse de la situation. L'arbre en a assurément pour quelques années encore quand même, mais... Mais si on le laisse tomber de lui même il tombera forcément ou presque sur les fils électriques (2 côtés, dont celui vent dominant) ou la maison (outch), un seul côté causerait moins de dommage. Tant qu'il est debout, cet arbre apporte beaucoup d'ombrage, et on aurait besoin de lumière un peu sur le terrain (pour ajouter des arbres fruitier par exemple). À force de jauger le tout nous nous somme décidé pour le faire abattre. Non nous ne pouvions pas le faire nous même. Trop proche des fils électriques pour nos capacités (bien que assez loin des fils, distance réglementaire, pour ne pas avoir besoin de le faire tomber par un émondeur mandaté par hydro-québec... On les a quand même fait venir pour s'en assurer officiellement, car 2 émondeurs sur 4 considéraient l'arbre trop proche, les 2 autres ne voyaient pas de problème, la distance minimale étant respectée.) et trop compliqué pour notre expérience sans tout saccager le terrain.



Nous avons donc fait tomber ce grand pin blanc l'an dernier. Tant qu'à avoir les émondeurs sur place, nous avons aussi fait tomber l'arbre qui avait été touché par la foudre autour de 2005 et qui avait beaucoup de misère depuis ce temps. Pis un autre grand pin à double tête (belle fourche qui ramasse tout les débris ou les gros nids) très à proximité de la maison à l'arrière. Plus les années passaient, plus ces 3 arbres nous rendaient inquiet lorsqu'il y avait des gros vents. Faut dire, la première année ici, à notre retour d'un week-end chez la belle famille on a eu la surprise de voir que les grands vents avait fait tomber une grosse pruche creuse sur le terrain. Chanceux, aucun dommage, elle avait tombée "à la bonne place". Mais ça n'aurait probablement pas été le cas des grands pins. D'ailleurs pour le grand pin à l'avant, nous avons pu constater qu'il se "creusait" à partir de la base jusqu'à environ 2/3 de sa hauteur. Pas encore assez creux pour l'affaiblir considérablement, mais quand on a vu ça, on a été content de savoir qu'il était au sol et ne représentait plus de risque.



Alors donc l'an dernier ces arbres sont tombés, créant plus de lumière sur le terrain. Nous amenant vers une nouvelle situation. Et c'est à partir de là qu'on a commencé à moduler plus activement notre terrain. À voir se dessiner dans nos têtes une image plus nette de ce qu'on veut en faire, de comment on veut le moduler pour le rendre un environnement "plus comestible".

mardi 27 mai 2014

Lectures inspirantes, lectures références, lectures pratiques



Voici l'ajout sur le blog d'une nouvelle section, celle des livres que j'ai à la maison ou des lectures qui m'inspirent et me servent de base, de référence. Cela fait longtemps que je voulais l'ajouter, mais je ne l'avais pas encore fait. Je les ajouterai donc ici au fur et à mesure du temps que je dispose. Certains ouvrages sont en français (original ou traduction), d'autres en anglais (original ou traduction d'une langue autre que le français) sans raison particulière de ma part outre ce qui était disponible à moi au moment d'acquérir ces lectures.

Bouffe / Cuisine:

Artisan Cheese Making at home (Mary Karlin, Ten Speed Press, Crown Publishing Group, Random House Inc, 2011, ISBN: 978-1607740087)

Chocolats et friandises, ou les meilleurs recettes de l'Académie Française de Chocolat et de la Confiserie (collectif, Dormonval 2001, ISBN: 3907499743)

Fleurs comestibles, du jardin à la table (Mélinda Wilson, Fides 2006, nouv. éd. rev. et augm., ISBN: 978-2762127829)

L'encyclopédie de la cuisine de Jehane Benoit (Jehane Benoit, éditions Mirabel, 1991, ISBN: 2761306643)

L'encyclopédie visuelle des aliments (Les éditions Québec Amérique inc, 1996, ISBN: 2890378845)

Les pâtes (traduction de "Pasta Bible") (Jeni Wright, sélection champagne inc, 2000, ISBN: 2841981541)

Quand l'appétit va, tout va! (recueil de recettes des élèves de l'école primaire Notre-Dame de St-Roch de l'Achigan, 1982) (j'avais dessiné la tête du veau page 120!)

Secrets de plantes, saveurs, élixir et fragrances de la flore boréale (Fabien Girard, Les éditions JCL, 2008, ISBN: 978-2894313701)

The Art of Making Fermented Sausages (Stanley Marianski, Adam Marianski, Bookmagic, LLC, 2nd edition 2012, ISBN: 978-0982426715)

The Cheesemaker's Manual (Margaret Peters-Morris, Glengarry Cheesemaking Inc, 2003, 4th edition, ISBN: 0973236604)

Potager / Jardin:

Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes (traduction de "Teaming with microbes") (Jeff Lowenfels, Wayne Lewis, éditions de Rouergue, édition 2008, ISBN: 978-2841569274)

La culture écologique des plantes légumières (Yves Gagnon, éditions Colloïdales, 3e édition 2012, ISBN: 978-2981027436)

Le jardinier-maraîcher, manuel d'agriculture biologique sur petite surface (Jean-Martin Fortier, Éditions écosociété, 2012, ISBN: 978-2897190033)

Les idées du jardinier paresseux, potager (Larry Hodgson, Broquet, 2007, ISBN: 978-2890008328)

Manuel de culture sur butte, une démarche permaculturelle, (Richard Wallner, éditions rustica 2013, ISBN: 978-2815303316)

The New Organic Grower (Eliot Coleman, Chelsea green, revised, expended second edition 1995, ISBN: 978-0930031756)

The Year-Round Vegetable Gardener (Niki Jabbour, Storey, 2011, ISBN: 978-1603425681)

Nature / flore / faune:

Amphibiens et reptiles du Québec et des Maritimes (Jean-François Desroches, David Rodrigue, éditions Michel Quintin, 2004, ISBN: 978-2894352441)

Champignons communs du Québec et de l'est du Canada (Raymond McNeil, Éditions Michel Quintin 2007, ISBN: 978-2894353424)

Découvrir la flore forestière (Michel Sokolyk, Les éditions de l'homme, 2001, ISBN: 2761915380)

Les arbres du Canada (traduction de "Trees in Canada") (John Laird Farrar, Fides et service canadien des forêts, 1996, cinquième tirage 2004, ISBN: 2762118247)

Les champignons sauvages du Québec, Connaître, cueillir et cuisiner (Matthieu Sicard, Yves Lamoureux, Fides, 2005, ISBN: 2762126177)

Les insectes du Québec (Yves Dubuc, Broquet, 2007, ISBN: 978-2890008250)

Les oiseaux aux mangeoires attirez-les en toutes saisons (Jean Paquin, Éditions Michel Quintin, 2002, ISBN: 2894351909)

Les oiseaux du Québec, guide d'initiation (Suzanne Brûlotte, Broquet, réimpression 2004, ISBN: 2890005356)

Les plantes de la forêt boréale ( Roger Larivière, Les éditions de l'homme, 2007, ISBN: 978-2761923132)

Plantes sauvages comestibles, guide d'identification Fleurbec (Fleurbec, 1981, ISBN: 2920174037)

lundi 12 mai 2014

L'assiette du printemps bien amorcé, bien établi

Enfin de la verdure toute neuve et toute fraîche!
Pour moi ce type d'assiette remplie de pousses printanières marque le moment de l'année où le printemps est bien amorcé, bien établi. À chaque année, c'est une joie que de retrouver dans l'assiette les feuilles d'érythrone, les fleurs de viola, les tiges de ciboulettes, les feuilles de pissenlit. À cela j'ai ajouté quelques trucs semé plutôt dans la saison dès que ce fut possible: mizuna 'red frills', mâche, aragula 'speedy', feuille de radis, repousse de ma laitue dixter MI. Puis ceux qui reviennent au potager: 3 tiges d'asperges qui ont pointé le bout du nez et du thym citron. Mélangé tout ça à un restant de laitue iceberg du frigo qui est maintenant camouflé et plus présentable!

L'assiette du petit qui aime la verdure modérément
Pour accompagner la verdure, des (2 ou 3 selon leur grosseurs) poitrines de poulet en petits cubes. Doré à l'huile d'olive, un restant de champignon en morceaux, un sploutch de ce qu'il me reste de fleurette d'ail (congélo), du sel et poivre au goût, 2 oignons fatigués en morceaux, une bonne quantité de graines de tournesol et un sirop de fleurs de lilas de l'an dernier. On ajoute des nouilles chinoises qui viennent de cuire rapidement et hop dans l'assiette. Ça c'est MON type d'assiette, quand je veux me faire plaisir c'est ça que je ME cuisine (et ça fait aussi le bonheur de mon monde qui adore ce type d'assiette)

Oui, oui le printemps est bien là... bientôt il laissera même sa place à l'été :)

Avec ça, le 2e trèfle à 4 feuilles de ma saison trouvé parmi la ciboulette,

Tchin!

;)

Faites un voeux!

mercredi 7 mai 2014

Gélose de patate dextrosé (pour la culture de champignon comme les morilles par exemple)



Bon ça c'est des vieux réflexes qui resurgissent parfois et qui me font faire des projets de ce genre-là. 

Il y a 2 ans, quand ma grande avait trouvé sa morille blonde à quelques mètres de la maison, j'avais fait une première culture de blanc de morille blonde et tenter d'ensemencer une parcelle de terrain chez moi. J'écris tenté, car on ne voit pas encore de résultat en terme de fructification. Mais la morille semble-t-il n'est pas simple et le succès est loin d'être garanti comparativement à d'autre sorte de champignon (pleurote, shiitake) de culture plus facile. Moi pour mes débuts en culture de champignon, j'ai décidé de m'attaquer directement à la morille, c'est un peu casse-gueule! Toujours est-il que multiplier le blanc de champignon (le mycélium), ce n'est pas ça qui est difficile pour moi alors j'ai décidé de retenter l'expérience avec les morilles cette année. Ayant gardé du mycélium de morille blonde au congélo, je l'ai resorti le week-end dernier pour repartir la multiplication du mycélium de cette morille.

Ce qui m'a motivé? Encore une fois une conversation avec mon ami Vincent. Quand j'ai eu fini de faire mon sirop d'érable autour du 22 avril, il m'a mentionné que les morilles noires avaient commencé à sortir 4-5 jours auparavant dans son spot (donc autour du 17-18 avril 2014). Je sais que son spot est beaucoup plus au nord que le mien par chez moi, alors il n'en fallait pas plus pour que j'aille faire un tour au spot que j'avais découvert par hasard il y a 2 ans. 

Bingo, 3 minuscules morilles y pointaient déjà le bout du nez en ce 23 avril 2014 (2 étaient quasi microscopiques, non quand même pas, mais quand même très, très petites et n'ont jamais eu le temps de grossir, elle se sont faite bouffer par les limaces). L'an dernier, je les avais manqué par manque de repères dans le temps pour zieuter le spot. J'ai dû regarder beaucoup trop tard pour les voir. Toujours est-il que je sais que ce spot a fructifié il y a 2 ans (4-9 mai 2012, d'ailleurs les spécimens étaient déjà bouffés par les limaces, donc peut-être tard en saison... la morille blonde, pour sa part, avait été trouvé le 12 mai 2012 à un autre spot) et qu'il a encore fructifié cette année. J'ai trouvé les spécimens de cette année dans un rayon de max 1 mètre par rapport à l'endroit où je les avais vu il y a 2 ans. Maintenant j'ai aussi un nouveau repère pour le début de la saison des morilles chez moi: Quand l'eau d'érable commence à goûter le bourgeon et que c'est la fin de la saison des sucres, ben c'est le temps de commencer à zieuter les spots à morilles noires!

morille 1 minuscule

gros plan sur la morille 1

limace en action sur la morille 1

Les caractéristiques du spot: un coin de peuplier faux-tremble, à proximité il y a des détritus de vieille briques et de vieilles dalles en désagrégation. Elles (les briques et dalles) étaient enfouit sous une +/- mince couche d'humus il y a 3-4 ans... mais ayant aperçut des bouts de sac de plastique dépasser du sol, je suis allée "nettoyer" le coin de ce tas de vidange il y a de cela 3-4 ans justement... découverte de vieille canette de bière et autre bidules humain qui devaient être là depuis déjà au moins une décennie si c'est pas plus! j'ai quand même laissé les morceaux de briques et de dalles en décomposition à cet endroit, j'appelle ça de l'urbanite ce genre de cailloux! L'endroit ressemble à une minuscule entrée de cours (ou de terrain) pour passer un fosset, au bout il y a une grosse roche granitique et pouf ça descend d'un pied. La couche d'humus sur la roche est d'environ 2cm, mais c'est là que je trouve les morilles noires. J'ai pris le pH du sol hier (et trouvé une 4e morille noire à ce spot), il fait 7.4... c'est plus basique que la moyenne autour, surtout où il y a des conifères (et c'est le pH que vincent tente d'obtenir pour ces morilles en forêt). À savoir aussi, une partie de la cendre de bois qu'on étend sur notre bout de chemin cul-de-sac en hiver se ramasse vers ce spot. Au lieu d'acheter du sel de déglaçage, comme on a de la cendre, c'est ce qu'on utilise ici quand la ville tarde à passer, ou même pour notre entrée de cours. Voilà pour les caractéristiques de ce spot.

morille 2 aussi minuscule que la morille 1 et qui sera bouffée par les limace avant de venir a maturité

Morille 3 qui a été utilisé le 3 mai 2014 avant maturité pour éviter qu'elle soit bouffé par les limaces
morille 4 apparue après le 3 mai 2014 (aperçue le 6 mai et laissé en place) 


Ayant donc des morilles noires dans le spot qui n'est pas chez moi, j'ai décidé de partir du mycélium de morille noire aussi pour me faire une parcelle à la maison. Me revoilà donc à préparer des géloses!

Pour les géloses, j'ai aucune envie d'acheter des boîtes de pétri en plastique non-réutilisable qui finiraient leur vie au poubelle. Alors je prends des pots mason 250 ml à ouverture large. J'utilise la bague, mais pas le disque du couvercle, celui-ci est remplacé par du tyvek. J'ai acheté une combinaison (coverall) pour peintre fait en tyvek et j'ai découpé des disques de la grosseur de mes pots à grande gueule. Le tyvek a l'avantage de permettre les échanges gazeux (nécessaire à la culture), mais d'avoir des pores (trou) minuscules qui ne laissent pas passer les contaminants (bactéries, autres champignons et moisissures) et il est autoclavable sans perdre trop sa propriété de filtre. Habituellement en labo, selon l'usage, on veut des filtres ayant des pores de 0.2 micron ou de 0.45 micron. Le tyvek s'approche de ça selon le type précis utilisé (voir le site de tyvek pour ça, le tableau de la page 10 est utile). J'ai donc pris du tyvek pour cette fois-ci, mais je songe à me procurer des filtres plus épais et plus rigides pré-découpé pour "fiter" sur les couvercles de pots mason pour ceux qui font de la culture de champignon à la maison. 

Recette de gélose de pomme de terre dextrosé (pour un litre, ou 20 pots mason 250ml grande gueule)

Ingrédients:

300g pomme de terre avec pelure lavée et coupée en petits morceaux (on peu aussi prendre nos épluchures de patate (j'ai jamais essayé avec les patates douces, ici c'est" patates" comme 99% des québécois utilisent comme terme ;) ) du souper pour leur donner une 2e vie! si on a du topinambour on peut aussi l'utiliser à la place des patates, j'ai déjà fait et ça marche très bien)

De l'eau pour couvrir (sans dépasser 1 litre pour la cuisson)

20g de dextrose (les boutiques pour vin en ont ça coûte pas grand chose du kilo, sinon 1 cas de miel fait l'affaire aussi mais coûte plus cher, ou 1 cas de sirop de maïs)

15g d'agar-agar (plusieurs recettes sur le web en utilisent beaucoup plus, moi je m'en tiens à ce que j'étais habitué de faire en lab de recherche, soit 7.5g par bouteille de 500ml)

Préparation:

Faire bouillir les pomme de terre (ou topinambour) dans max un litre d'eau pendant 30 minutes.
Égoutter en récupérant l'eau des patates (idéalement dans un litre à mesurer).
Ajouter le dextrose (ou miel, ou sirop de maïs), bien brasser pour dissoudre
Mesurer le volume et compléter à un litre avec l'eau du robinet (si elle est non-chloré, ce qui est le cas chez moi)
Ajouter l'agar-agar.

Ne perdez pas votre temps à dissoudre l'agar-agar, ça se fera tout seul dans l'autoclave. 

Répartir le liquide (milieux nutritif à champi) dans vos pots Mason à raison de 50ml (environ 3 c. à soupe) par pot. Vu la hauteur du pot, je trouve que cette quantité est optimale pour travailler. On pourrait en mettre moins par pot (genre 25-30ml comme dans un plat de pétri en plastique destiner à cet usage), mais comme le rebord des pots est plus haut que celui d'un pétri, il sera plus difficile de travailler avec les instruments si on met moins que 50ml par pot. plus que 50ml, je trouve que c'est du gaspillage de milieu nutritif et d'agar (c'est ce qui peut coûter le plus cher parmi les ingrédients). Si cette opération vous prend du temps, à tout les 3-4 pots, rebrasser le liquide pour redistribuer l'agar afin d'en avoir dans tout les pots (l'agar non-dissout tombe au fond du litre à mesurer, il faut donc la redistribuer occasionnellement).

Installer le couvercle avec la rondelle de tyvek.

Mettre les pots dans l'autoclave et traiter 20 minutes avec la pesée 15 lbs.

Une fois le traitement fini et l'autoclave refroidi (pression retombée seulement comme lorsqu'on fait de la bouffe), sortir les pots de l'autoclave comme d'habitude avec les pinces à conserve.

Poser les pots sur le comptoir et laisser refroidir. Le liquide va figer et les géloses seront utilisables dès qu'elles seront assez refroidit. Un test facile pour ça, si vous êtes capable de mettre votre pots dans votre main (fond du pot sur la paume) et de garder le pot plus que 30-60 secondes, c'est que la température du liquide est sous 50-55C. L'agar commence à figer un peu au-dessus de cette température. Ne pas utiliser tout de suite de milieu de culture s'il est à une température au-dessus de 50-55C, ceci tuerait votre mycélium ou endommagerait beaucoup votre tissus à "multiplier".



Pour utiliser les géloses à la maison il n'est pas essentiel d'avoir une hotte décontaminée avec filtre hepa et tout le pataclan. Si vous aimez ça, vous finirez probablement par vous en fabriquer une modeste, mais pour des petits besoins ponctuels, je trouve l'utilisation du brûleur martin (ou autre brûleur à camping) beaucoup plus approprié et accessible monétairement. En fait, dans une grande proportion de labo (ou groupe de labo) de recherche (ça dépend quand même du sujet de recherche et du groupe dans lequel on est), la règle est généralement d'utiliser les hottes à flux laminaire pour les cellules plus sensibles (cellules provenant de tissus animal ou humain généralement, parfois végétale qu'on veut éviter de contaminer avec des bactéries), puis les bactéries, levures et champignons sont manipulés dans un rayon de 30 cm d'une flamme bleue d'un brûleur bunsen. La température élevée à proximité du brûleur bunsen avec flamme bleue assurant un environnement relativement stérile. Il faut cependant éviter tout courant d'air pour maintenir le champs stérile. Il faut travailler (ouvrir les bouteilles de milieu de culture ou les géloses) dans un rayon max de 30 cm de la flamme pour demeurer dans ce champs stérile. On évite aussi de laisser nos contenants ouvert très longtemps ou de passer avec nos mains par-dessus les milieux de cultures lorsqu'ils sont à découvert ou de respirer fort (une quinte de toux quelqu'un?) en direction des milieux de culture. Il s'agit en fait de règles simples de gros bon sens pour éviter les contaminations. Considérant cela et sachant que mon besoin à la maison avec les champignons est très ponctuel, je travaille donc à proximité de la flamme de mon brûleur martin. Une solution qui fonctionne bien dans mon cas pour les besoins que j'ai.



vendredi 25 avril 2014

Sirop d'érable 2014: Nos types d'érables et quelques statistiques

Comme mentionné au billet précédent, à la saison 2013, il nous a pris de se procurer 5-6 chaudières et chalumeaux en milieu de saison pour commencer à faire un peu de sirop juste pour le fun. Ben on a aimé ça et ce fut le début d'une jolie aventure.

Au printemps 2013, après avoir goûté aux joies de faire du sirop d'érable, je me suis mise à observer les bourgeons des érables sur le terrain. Certain étaient plus précoces et rouges (ceux des érables rouges, ceux qu'on appelle des plaines rouges), d'autre plus tardifs et verts (ceux des érables à sucre). Premier traits pour distinguer mes érables. Les bourgeons sont observables dès la fin de la période des sucres. En fait, ce sont un peu eux qui marquent la fin de la saison avec l'arrivée de la sève élaborée qui remplace l'eau d'érable du début.

Puis ensuite, je me suis mise à observer les feuilles de nos érables. En été, avec les feuilles c'est plus facile pour moi de déterminer quel arbre est un érable à sucre et lequel est un érable rouge. J'ai même fait un scan de mes feuilles en mai 2013. À gauche c'est l'érable à sucre, à droite c'est l'érable rouge. Petite note: la longueur de la "tige" de la feuille de l'érable à sucre n'est pas représentative, elle a été coupé plus courte.



Puis ensuite, j'ai observé les samares (fruits des érables) quand ils sont tombés au sol... J'ai eu l'impression à ce moment qu'au moins un des érables est potentiellement un érable noir, mais je ne suis pas certaine. Ce dernier est difficile à distinguer de l'érable à sucre et il s'hybride avec lui ce qui complique la donne. Il me faudra être plus attentive aux caractéristiques des feuilles cette année pour voir s'il y a aussi de l'érable noir dans le coin.

Pour l'instant, je n'arrive pas bien à percevoir les différences entre les troncs des érables à sucre et ceux des érables rouges. J'ai donc choisi de me mettre des repères (ruban randonneur) pour les différencier en hiver-printemps. Ceci nous aidera aussi à déterminer quels arbres ont gardera à l'avenir sur le terrain. Car afin d'avoir une belle superficie de potager, il nous faut faire un certain éclaircissement parmi les arbres d'une portion du terrain. Le résultat obtenu avec 45 entailles cette année (une année pas particulièrement remarquable côté rendement pour l'ensemble des producteurs de sirop du Québec, enfin ceux au sud et dans mon coin, pas forcément en Abitibi ou en Gaspésie) nous laisse croire que cette quantité est suffisante pour nos besoins. Nous chercherons à pouvoir maintenir à peu près ce nombre (ou entre 30 et 45 entailles) au travers des années. Sachant cela, nous pouvons donc aussi choisir quelle quantité d'érable nous gardons sur le terrain pour faire de la place à d'autres essences d'arbres (des fruitiers entre autre).

Malgré que j'ai pris le soin de faire toutes ces différences l'an dernier entre les érables à sucre et les érables rouges... J'ai choisi d'entailler autant mes érables à sucre que mes érables rouges cette année dans un ratio d'environ 50/50. 

Ma saison 2014:

Elle aura durée 23 jours, soit du 29 mars au 20 avril 2014.
Il y a eu 2 vraies bonnes séquences de coulée intense.

45 entailles à la chaudière (important pour comparer les bananes avec les bananes et les oranges avec les oranges! On est pas sur tubulure ici, et on ne joue pas avec le vacuum)

Un mélange d'érables à sucre et de plaines (environ 50/50).

Un total de 752 litres d'eau d'érable.

Qui ont donné un total de 22.2 litres de sirop d'érable (5.12 gallons si on considère que le "gallon" est vendu en 8 canes de 540ml... ce qui n'est pas tout à fait le volume exacte d'un gallon finalement).

Ce qui fait un brix moyen de 2.55, c'est à dire que 33.87 litres d'eau d'érable donnent 1 litre de sirop. (mieux que le 40 pour 1 qu'on entend tout le temps)

J'ai fini mon sirop en 12 batch (on voit les 12 teintes obtenues sur le montage photo plus bas) pour m'adapter à la grosseur de mes chaudrons et avoir entre 2 et 3 litres de sirop à la fois. Certaine batch ont un goût plus prononcé d'érable, d'autre moins. Je crois que cela est allé avec quel type d'érable (sucre ou rouge) prédominait dans chaque coulée.

mercredi 23 avril 2014

Sirop d'érable 2014: la première saison d'apprentissage



L'an dernier, il nous a prit d'aller chercher 5-6 chaudières et chalumeaux pour faire un peu de sirop d'érable... Mais la saison était déjà entamée lorsque nous l'avions fait. Quand même, nous avions pu faire presqu'un gallon de sirop en 2013. Entre temps j'ai trouvé quelques chaudières usagées supplémentaire pour la saison 2014.

Cette année, après le supplice de la goutte qui se faisait attendre très patiemment, le moment tant attendu des sucres est enfin arrivé! La saison 2014 est officiellement terminée chez moi maintenant. "L'eau de bourgeon" a commencé tranquillement le 21 avril et aujourd'hui il n'y a plus de doute. L'eau d'érable est devenue sève élaborée. D'un beau limpide clair, elle est devenue trouble, blanchâtre et ne goûte plus aussi sucrée. J'en ai même réduit une petite quantité, je ne me suis pas rendue au sirop et c'est devenu vraiment très foncé et impossible à filtrer facilement.

La saison 2014 fut une année:
1) Pour voir évoluer le brix (par extrapolation c'est taux de sucre) dans l'eau d'érable à presque chaque jour de coulée.

2) Apprendre que nos papilles ne sont pas assez aiguisées pour reconnaître un taux de sucre de 1.87 brix ou moins. Ce qui est bien quand même pour éviter à l'avenir de réduire une eau d'érable qui est plus coûteuse en énergie.

3) Constater qu'il est temps qu'on arrête d'en parler et qu'on le fasse le rocket qu'on veut faire dehors!

4) Apprécier les différentes teintes du sirop d'érable selon la quantité de sucre initiale dans l'eau, le temps passé à réduire à cause des grandes quantité d'eau ou selon le stade de la saison où l'on est rendu.

5) Bien voir et goûter 'l'eau de bourgeon"

6) Évaluer nos coûts de production et trouver des moyens pour les réduire encore plus l'an prochain (Quand même très satisfaisant comme coût cette année).

7) Se rendre compte que l'érable qui avait coulé en malade l'an dernier, n'a presque pas coulé cette année!

8) Savoir que 45 entailles est amplement suffisant pour nos besoins (enfin c'est ce qu'on croit!)

9) Que l'idéale avec mes chaudrons c'est de finir le sirop pour avoir des batch entre 2 et 3 litres de sirop à la fin. Donc ajuster la quantité d'eau d'érable à réduire (ou de réduit accumulé au congélateur) pour arriver à ce résultat.



mardi 1 avril 2014

Enfin l'eau d'érable coule pour vrai!



Vous ne m'avez pas vu encore publier de recette avec du sirop d'érable ce printemps? 

Ben c'est simple, je n'ai plus de sirop d'érable et j'attendais que l'eau d'érable coule enfin. 

Chez moi cette année, c'est le 31 mars (hier) qu'elle a décollé pour vrai l'eau d'érable. C'est tellement tard cette année, c'est à l'image de notre long hiver et de notre printemps tardif.

À voir, à lire un peu partout durant le mois de mars dernier il y avait des recettes au sirop d'érable. Plusieurs recettes m'ont fait envie, plus ça allait plus j'en salivais. Enfin, enfin l'eau d'érable coule, la nouvelle saison est officiellement arrivée pour moi maintenant. L'attente est terminée, l'hibernation aussi.

À ce temps-ci de l'année le supplice de la goutte est "presquement" jouissif... 

C'est plutôt l'attente de la goutte qui est un long supplice et un temps d'attente incroyable... On dirait que c'est comme Noël pour un enfant... On attend, on attend, on veille, surveille et resurveille puis un moment donné ça y est, l'eau d'érable commence à couler. 

Généralement:

le soleil brille ardemment 
le ciel est bleu, 
la neige fond joyeusement. 

On sent la chaleur des rayons du soleil sur la peau et ça fait du bien. 
La bouette va arriver bientôt, y'en aura partout. 
L'air va sentir le sucré de l'érable ça va être bon.

Oui à ce temps de l'année le supplice de la goutte prend un autre sens!

Recette à l'érable dans la mire:

Les grands-pères au sirop d'érable de la ménagère débutante




mercredi 26 mars 2014

Si le printemps ne va pas à vous, allez vers le printemps (histoire d'hiver et de test de semis)


L'hiver 2013-2014 passera à l'histoire dans ma tête comme un hiver long et froid. Et quand je compare mes données de température minima/maxima journalières avec celles de l'an dernier c'est un contraste incroyable! J'ai comme un seuil psychologique avec le -20C, qui s'intensifie avec le -25C et s'intensifie encore plus sous la barre du -30C. Je fais référence à la valeur absolue uniquement, pas de facteur vent ou humidex pour moi ici. Ben depuis le 20 novembre 2013 jusqu'à hier matin 26 mars 2014, j'ai eu droit à 45 journées affichant un mercure sous la barre des -20C (contre 17 pour l'année précédente). Si les prévisions météo sont juste, ça devrait enfin être fini ce genre de température. Il est temps j'en peux plus! Une chance qu'il y a du soleil!

Des mes 45 jours, 6 auront vu un mercure sous le -30C (-31.8C étant le plus bas, moins pire que la seule journée sous -30C de l'hiver dernier qui aura donné du -34C!), 14 jours auront vu une température entre -30 et -25C, puis 25 jours avec une valeur entre -25 et -20C.

La couverture de neige aujourd'hui le 26 mars 2014 est encore énorme! On se croirait à la fin février et non à la fin mars! Aucun spot dégagé encore, tout est recouvert de minimum 30 cm de neige, et souvent plus!

Les érables n'ont même pas encore coulé! Ça devrait tout nous débouler dessus dans le prochain 2 semaines!

Ça c'est pour le récapitulatif de l'hiver... Passons maintenant à la verdure!

Ben oui, cet hiver j'ai fait quelques tests sous les néons, devant la fenêtre du bureau. Début février, j'ai décidé de faire quelques semis pour voir s'il m'étais possible de manger des courgettes plus tôt cette année (voir en manger l'hiver prochain si le test est concluant). Et bien 51 jours plus tard, j'ai un beau plant de courgette "gold rush" avec plein de boutons floraux, dont 3 fleurs femelles en devenir. J'attends de voir la floraison et je polliniserai moi-même le moment venu, au pire je me cuisinerai un truc spécial avec une fleur de courgette! Je crois bien que je ma partirai un ou deux plants "hivernaux" l'an prochain!

Dans la même veine, j'ai démarré de la laitue romaine rouge "Dixter MI" et quelques autres verdures (mâche, bette à carde, une autre laitue), mais c'est elle qui est notre coup de coeur à présent.



Et puis un autre test... Un truc où je n'espérais pas grand chose sachant que les probabilité n'était pas de mon côté. L'été dernier, comme à chaque année, j'avais mis des fraises à congeler pour manger durant l'hiver. Cet hiver j'ai décidé de prélever des akènes (pépins) sur quelques fraises congelées (des Chambly que j'avais cueillie chez un producteur) et de les tester pour germer sur un kleenex humide mis dans un ziploc. C'est un essais que j'ai débuté le 12 décembre 2013. Les fraises "industrielles", "commerciales" sont des cultivars produisant presqu'exclusivement des akènes stériles. Je savais donc qu'il y avait peu d'espoir, mais j'ai mis 155 graines alignées sur un kleenex humide, mis dans un ziploc et gardé parfois en pleine lumière, parfois ombragé dans mon bureau. Parfois à une température de 15C, parfois sur une surface foncée qui faisait monter la température jusqu'à 25-30C en plein soleil. De ces 155 akènes, 7 ont germés. Oh à des temps assez différent! J'ai découvert ma première akène germée au mois de février suivi d'une autre, puis encore 3 autres au début mars et 2 autres à la mi-mars. Je les ai prélevé de leur support kleenex pour les mettre en terreau. Une n'a pas survécu à date. Le taux de germination de ces akènes fut donc de 4.5%. Et ça m'a donné le goût de me procurer des graines de mignonnette (fresca vesca), celle-ci ont un bon taux de germination, j'ai d'ailleurs 50 plants de mignonettes sous les néons actuellement.



Les semis de tomates sont déjà fait (Merci Jasmine pour les orange minsk). Les piments et poivrons suivront. Si l'hiver est long, aussi bien penser au printemps et se créer un peu de verdure à bichonner! 

Parlant semis, plantes, partage, Je vous invite à aller faire un tour sur le site de Nicolas Cadilhac: Plant catching. Il s'agit d'une plate-forme pour favoriser les échanges de végétaux entre jardiniers amateurs. Je trouve ce concept fort intéressant.

samedi 8 mars 2014

Recette de fromage fait maison: Havarti aux flocons de tomate et à la fleur de monarde



Mon dernier fromage maison tranché et emballé: un havarti aux flocons de tomate et à la fleur de monarde. J'aime bien le havarti qu'on retrouve décliné en différentes saveurs dans le commerce. Partant de là, je me suis décidée à essayer de m'en faire un. Pour les arômes, j'y suis allée avec ce que ma dépense m'offrait, c'est à dire des flocons de tomate (sous-produit lors de ma mise en conserve de produit de tomate) et des fleurs de monarde récoltées l'été dernier. La saveur reste quand même subtile dans mon fromage, mais c'est parfait car je ne voulais pas qu'elle soit trop dominante non plus.

Ingrédients:
24 litres de lait entier
3/4 c. à thé Ferment Méso III
1 1/4 comprimé de présure (écrasé et dilué dans environ 1/2 tasse d'eau juste avant utilisation)
Une poignée de flocon de tomate (environ 1/4 tasse)
Une poignée de fleur de monarde (environ 1/4 tasse lousse et fluffy)
De l'eau chaude à 75-80C (environ 4-6 litres)
1/3 tasse gros sel
Saumure presque saturée en sel (900g gros sel par 4 litres d'eau)



Préparation:

Dans un chaudron en inox à fond épais, chauffer tranquillement le lait à 32C (à feu 'med' chez moi)
Ajouter en fine pluie la poudre de ferment Méso III sur le lait (on peut aussi utiliser une culture-mère qu'on aura préparé auparavant)
Attendre 5 minutes et bien mélanger (20 tours haut en bas, ou une quinzaine de '8')
Incuber 45 minute à 32C.
Écraser (entre 2 petites cuillers) et diluer la présure dans l'eau (j'aime prendre un pot mason 250ml pour faire ceci, ça permet de fermer le pot et bien agiter la poudre de présure pour la dissoudre).
Ajouter la présure dans le lait et bien mélanger (20 tours haut en bas, ou une quinzaine de '8')

Laisser le caillé se former (40-60 minutes) jusqu'à avoir un 'clean break' (cassure franche) en testant avec une spatule enfoncée à 45 degré au milieu du chaudron et en relevant celle-ci vers le haut. Quand le caillé est prêt, il fait une cassure franche (clean break) lorsque soulevé ainsi.

Pendant que le caillé fige, faite chauffer le 4-6 litres d'eau afin qu'il soit prêt quand on en a de besoin un peu plus tard. Si l'eau bouille arrêter le feu et couvrir jusqu'au moment d'utilisation.

Couper le caillé en cube de 1cm carré.
Brasser doucement le caillé de 5 à 10 minutes pour avoir des morceaux de grosseurs uniforme et aussi pour prévenir l'agglutination des morceaux de caillé.
Laisser le caillé se poser au fond du chaudron (environ 5 minutes)

Enlever environ 8 litres de petit-lait à l'aide d'une louche ou d'une tasse à mesurer.
Remplacer ce petit-lait par 4 litres d'eau chaude à 75-80C afin d'augmenter la température du caillé et du petit-lait restant à 38C.
Brasser tranquillement jusqu'à ce que la température se stabilise.
Ajouter 1/3 tasse de gros sel et brasser doucement.
Incuber environ 30 minutes à 38C en brassant doucement occasionnellement (pour éviter l'agglutination) jusqu'à obtenir la bonne texture (faire le test de texture en prenant le caillé dans sa main et pressant, voir ici)

À l'aide d'une tasse à mesurer, enlever assez de petit-lait pour exposer le caillé.
Ajouter les flocons de tomate et les fleurs de monardes.
Brasser doucement.

Coiffer d'un coton fromage la passoire d'un chaudron pour la cuisson des pâtes et l'installer sur son chaudron (ou installer un moule à fromage si vous en avez un)
Transférer le caillé dans la passoire (moule) et bien envelopper avec le coton fromage.
Installer le couvercle du moule à fromage (ou un disque de bois épousant le diamètre de votre passoire de chaudron à pâtes) et appliquer un poids de 10 lbs (vive les disques d'haltérophilie ou les gallons rempli d'eau) pour une trentaine de minutes.
Retirer la masse de caillé du moule en tirant à l'aide du coton fromage.
Déballer la masse, la flipper de 180 degrés et la ré-emballer.
Ré-installer dans le moule et encore une fois appliquer un poids de 10 lbs environ 30 minutes.
Déballer la masse, la flipper de 180 degrés et la ré-emballer.
Ré-installer dans le moule et appliquer un poids de 25 lbs pour la nuit.





Déballer la meule de son coton fromage et la mettre dans un bac rubbermaid ou autre contenant hermétique. Faire tremper la meule dans une quantité suffisante de saumure presque saturée en sel pendant 6h.
Flipper la meule et faire tremper encore 6h.

Mettre la meule à égoutter et sécher (1-2 jours) et ensuite faire vieillir à 10-13C, 85% d'humidité en flippant la meule chaque jour.

Le havarti aux flocons de tomate et à la fleur de monarde sera prêt à être coupé et emballé sous-vide dans 6 semaines. Ensuite je le garde au frigo (0-4C)




mercredi 9 octobre 2013

Noyer noir: Parfois on peut être aveugle longtemps sans le savoir, jusqu'au jour où nos yeux s'ouvrent

Lundi je suis passée chez mes amis Éric et Véronique. Là-bas, Véro m'a fait goûter au noix de noyer noir qu'ils avaient été chercher dans un village voisin (St-Jacques je crois). Le goût de ces noix était sublime, arômatique. J'ai vraiment aimé. Véro m'en a laissé quelques-une.

Par la suite, je devais aller porter mon plus jeune chez ma mère (parce que moi hein j'avais rendez-vous chez le dentiste)... Chemin faisant, sur le chemin principal à St-Roch, les roues de mon auto écrasent quelques fruits verts provenant d'un arbre à proximité du chemin. Un bon gros crounch-crounch. Un regard dans le rétroviseur me permet de constater qu'il y a là beaucoup de "cailloux verts".  Je continue ma route me disant que j'y reviendrais une fois le coco chez ma maman. Évidemment je n'ai pas manqué d'y retourner 30 minutes plus tard.

Ouais parfois on peut être aveugle pendant des années. Ce fut mon cas (et c'est certainement le cas de plusieurs autres personnes), un noyer noir que j'ai croisé souvent dans ma vie sans jamais le voir. Sans le voir parce que je n' avais aucun intérêt pour ça pendant plusieurs années... Pis j'étais beaucoup trop jeune les première fois et la maison m'impressionnait beaucoup plus que les arbres autour.Quand même il est impressionnant aussi le noyer noir en question!



Sur place, je constate qu'il y a là plein de grosses noix rondes... Il y a des voitures, je vais sonner pour demander si les gens récoltent les noix et si je peux en prendre. Hum, quand même ça peut être gênant à faire d'aller cogner à une porte... mais surtout impressionnant quand on voit l'endroit




Un homme me répond. Non, il ne ramasse pas les noix, oui je peux me servir sans problème qu'il me dit. Lundi c'était une journée venteuse. Les noix me tombaient sur la tête! J'ai pris une certaine quantité, mais j'étais pressée, j'avais un rendez-vous chez le dentiste. Je me suis donc dit que je reviendrais le lendemain.

J'y suis revenue avec mon petit homme de 4 ans. Je l'ai pris en photo devant le tronc... Ça donne une idée de l'âge que peut avoir ce noyer noir.



Pendant notre cueillette, je vois arriver un pick-up. Quelqu'un d'autre (ou plutôt quelqueS autreS) s'en vient aux noix! J'y reconnais un ancien voisin et ancien professeur de géographie. Il est accompagné d'une jeune fille et une fillette. Tout en jasant, nous figurons qu'on se connait (d'il y a longtemps quand on était enfant). Mon ancien prof de géo me dit qu'il a planté quelques noix de cet arbre dans le parc en face de chez lui... "Tu pourras aller là aussi plus tard pour aller aux noix" qu'il me dit. "Et surtout, n'oublie pas d'en planter chez vous!"... En regardant autour, on voit quelques spécimens sur le terrain voisin, un autre à l'arrière aussi sur la même propriété que le grand arbre. Il y en a probablement d'autres, mais je sais pas pour l'instant car mes yeux viennent de s'ouvrir.

Pour ma part, sur le chemin du retour, je suis arrêtée chez mon gentil voisin pour lui donner noix. L'an dernier il m'avait indiquer l'endroit où est situé un noyer cendré mature... un terrain, une maison qu'il lui appartient et qu'il loue à des gens... L'ancien propriétaire de la place travaillais jadis au jardin botanique et avait planté ce noyer cendré chez lui. J'étais aller les ramasser l'an dernier avec sa permission. Mon voisin a planter quelques spécimens de noyer cendré chez lui à plusieurs endroits. Je me suis donc dit qu'il apprécierait probablement d'avoir une autre sorte de noyer. J'en planterai chez moi aussi. Puis nous mangerons les autres!

Pour les curieux et le côté "historique". L'arbre où j'ai fait la récolte fait partie de la propriété du Château Lamarche. Moi c'est le nom que j'ai toujours connu de cet endroit depuis ma jeunesse. 

Petite recherche sur internet et je vois que la maison fut construite en 1904 et porte aussi le nom du premier propriétaire soit Maison Josaphat Gareau et qu'elle est maintenant dans le patrimoine culturel du Québec (pour le côté immobilier) depuis 2003. Sur les notes historiques du site du patrimoine culturel on peut y lire que Monsieur Josaphat Gareau (1864-1949) est un horticulteur. C'est fort probablement lui qui a planté ce noyer entre 1904 et 1924. D'ailleurs, cela me fait penser à un des derniers billet de monsieur Latour concernant le patrimoine vivant historique.



Par ailleurs chose intéressante, ça sent comme les agrumes quand on ramasse les fruits du noyer noir.

Ajout:
Chemin faisant vers le moulin bleu aujourd'hui (jeudi 10 oct) j'ai repéré un nouveau noyer noir dans le coin. Le monsieur des tomates 2012 en a un dans sa plate-bande ;) Plus petit, mais mature et produisant des noix, le tronc est d'environ 8po il me semble de mémoire.

vendredi 7 juin 2013

Brocoli vivace que vous avez lu dans la recette d'omelette

La mise en place d'un genre de potager se fait petit à petit à la maison. Beaucoup d'humus à travers les arbres et les roches, des endroits ensoleillé et d'autres ombragés, mais aussi un besoin de repenser ou recadrer les choses. Des lectures avec une tangente vers la perma-culture, un certain besoin d'analyser notre emplacement, ce qu'on veut en faire. Mais tout ne se fait pas en criant "ciseau", puis déplacer des roches qui pèsent une tonne ça demande le temps que ça prend! Alors cette année je prends encore des paniers de légumes. La ferme Bionicale ayant pris une année sabbatique en quelque sorte afin de se ressourcer, j'envisageais de ne pas prendre de panier cette année. Mais une occasion différente s'est pointée et j'ai encore des paniers cette année. Des paniers qui m'amènent ailleurs si je puis dire. Des paniers qui me font découvrir encore plus... J'adore!

Alors dans la recette d'omelette vous avez lu "brocoli vivace", c'est parce que j'avais ce légume dans mon panier. Oui c'est nouveau pour moi. Je nage dans certaines découvertes dont le brocoli vivace. Mes premières tentatives googelesque pour tenter d'en savoir plus ne m'ont pas mené vers la bonne réponse. (mais vers d'autres trucs fort intéressant!) Heureusement, j'ai pu avoir le petit nom exact du brocoli vivace auprès des gens où je me procure les paniers. Wow, la lecture à propos de ce brocoli vivace me laisse bouche-bée. Ça y est j'en veux dans mon potager! Quand même, avouez que c'est tellement chouette d'avoir du brocoli d'ici au début du mois de juin! 



Son petit nom donc à ce brocoli vivace: Brassica oleracea botrytis asparagoïdes variété nine-star.

Quelques liens vers lesquels la gougeleuse machine m'a mené que je trouve intéressant:

Flore populaire 2, un livre de 1899, de Eugène Rolland, numérisé et disponible gratuitement. (l'info pertinente est à cette page)






Merci les amis pour la belle découverte ;)

mercredi 25 juillet 2012

Pain doré à la tartinade/coulis de bleuets et gadelles glanduleuses



Certain le savent, nous étions en camping à St-Michel-des-Saints dans les derniers jours. On a profité du lac car chez nous on vit sur une grosse roche!

On est allé voir les spots à bleuets sauvages qu'on connait... hélas les plants n'étaient pas beaucoup 'grappés' cette année :( Alors on en a cueilli un peu pour notre dent creuse tout simplement. Guylain et Léandre mangeant tout se qu'ils pouvaient à même les plants! 



Bleuets cueillant, papa et les moineaux sont tombés sur une petite talle de gadellier glanduleux (Ribes glandulosum) juste à point pour être cueilli. Ah les fruits du gadellier glanduleux ne sont pas très attirant avec leurs poils, mais ils sont très bons quand même!



C'est donc avec des gadelles et des bleuets qu'on a mangé notre pain doré de camping le lendemain matin. Le pain doré était à son plus simple... des oeufs de canne (merci Josée!) battus dans lesquels ont met une tranche de pain à imbiber. Ensuite un peu de beurre dans le poêlon et on cuit jusqu'à dorure.

Tartinade/coulis de bleuets et gadelles glanduleuse:

Ingrédients:
1 tasse de gadelles glanduleuses
1 tasse de bleuets sauvages
1 tasse de sucre
1 glou de jus de citron

Préparation:
On met tout dans le chaudron qu'on a en camping
On chauffe le tout sur le poêle de camping au butane (genre poêle Martin) 
On brasse tout le temps, on écrase les fruits comme on peut pour faire sortir le jus et dissoudre le sucre.
Quand la consistance nous plait, on éteint le poêle de camping et on garni les tranches de pain doré

Ce fût savoureux :)



Constat: je dois déplacer les plants de gadellier glanduleux que j'ai dans mon bois pour les mettre à un endroit plus propice à la fructification!

jeudi 19 juillet 2012

Fleurs de monarde: ajouter de la variété dans votre "rack à herbes et épices"




Je dois avouer c'est une belle découverte que ma cousine m'a fait connaître et je vais m'en mettre au potager... Ça sera joli et savoureux!!!

Fraîche la fleur de monarde offre à la fois une saveur mentholée et rappelle aussi l'oregano. Une fois séchée, le côté mentholé est plutôt dissipé et subtil, mais le côté "oregano" ressort beaucoup.

N'hésitez pas à vous servir des vos fleurs de monarde et à vous faire une petites réserve pour la cuisine.

Pour ma part, je m'en suis ramassé une bonne quantité le week-end dernier quand je suis allée chez mes Beaux-parents :)



Des idées recettes et utilisation pour la fleur de monarde séchées:













lundi 16 juillet 2012

À la découverte d'une cerisaie au coeur de Montréal

Une cerisaie de cerises sauvages! Vous savez ce qu'on appelle des merises... en fait ce sont les fruits d'un de nos cerisiers sauvages au Québec, le cerisier de Virginie (Prunus virginiana) qu'on appelle aussi régulièrement le cerisier à grappes.

Alors aujourd'hui, moi et les 3 plus vieux nous sommes allés à la cueillette des merises en plein coeur de Montréal. C'était à toute fin pratique une invitation lancer innocemment par ce cher Vincent

Alors on se dirige vers l'emplacement décrit par Vincent.



La porte d'entrée n'est pas invitante...



Mais il y a la porte d'à côté!



Une fois rendu sur place, qui voit-on affairé? Hey oui, l'ami Vincent.



Il nous fait visiter les lieux, pareil le propriétaire d'un domaine le ferait avec plein de fierté. 
C'est sympathique!



Il y a les merises qui ne sont pas mûres...



Les merises inatteignables sur le bord du canal...



C'est plein de merises!





Une fois le tour du domaine fait, on se met à cueillir. Même Guylain a eu la chance de monter sur les épaules à Vincent pour aller cueillir les merises bien mûres tout en haut :)



Finalement on est rentré à la maison avec 17 kilo de merises, soit 26 litres. Guylain veut de la gelée Évidemment... Pis moi ben je veux en faire du vin. Mais oui, je ferai les deux ;)



Merci Vincent pour la belle journée!