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vendredi 27 mars 2015

C'est un début pour le sirop d'érable 2015



Ça y est!

Les puces de neiges sont partout dans le bois, les marmottes mortes (dite ça plusieurs fois de suite pour le fun :P ) apparaissent sur le bord des routes, ya d'la bouette, plein d'oiseau qui vire-volent et des écureux qui se courent après.

Encore une fois cette année je fais ma petite production domestique "ménagère" de sirop d'érable. Ce matin j'ai fini mon premier litre (un peu plus qu'un litre en fait). Je le canne en partie dans des pots 250ml et l'autre partie en pot 500ml. Je trouve ça plus pratique lors de l'utilisation. À chaque année on a toujours bien hâte de la faire cette première batch-là de sirop! La voilà :)



Bien que la saison soit assez tardive encore cette année, elle est quand même 5 jours plus tôt que l'année dernière (qui était tellement tardive et avait débuté le 30 mars!)

Bien que je n'y suis pas inscrite, il m'arrive d'aller voir, lire et zieuter ce que d'autres ont à dire à propos du sirop d'érable sur le forum acéricole Les sucriers. Il y en a pour tout les goûts! Du super artisanal, au super équipé qui en font leur métier. Pour ceux qui n'ont jamais fait, jamais vu comment ça se fait du sirop d'érable, un petit document simple pour la production domestique de sirop d'érable.

J'ai bien hâte de voir quelle quantité de sirop d'érable on fera cette année. Tranquillement, mes recettes à la maison sont entrain de changer pour utiliser le sirop d'érable à la place de d'autre sucre (comme la cassonade par exemple).

Ce midi en allant récolter l'eau d'érable dans les chaudières, j'ai eu droit au passage du grand pic. Ça fait dont du bien de se promener dehors avec une couple de pelure en moins sur le dos!

Bon printemps chez vous!




samedi 2 août 2014

Nos piou-piou de Barbarie, mieux vaut tard que pas du tout

Depuis l'été dernier que nous avons 2 canards de Barbarie (aussi appelé canard musqué et parfois canard muet et en anglais ils sont appelé Muscovy duck) à la maison, un mâle et une femelle.

Au printemps la la femelle s'est évidemment mise à pondre. Elle a fait son nid et a couvée ses oeufs. Mais voilà, un pépin est survenu autour de 20-21 jours et elle a perdu sa couvée. Après 2 semaines de repos, la ponte a recommencé. Nous avons donc laissé faire l'accouplement sachant qu'on serait limite pour avoir 20 semaines avant l'hiver, le last call quoi! 

Après avoir pondu 16 oeufs la cane s'est mise à couvée pour une seconde fois. 3 oeufs supplémentaires (non fécondés car pas été avec le mâle) sont apparus après le début de la couvée. Une couvaison qui aura durée 35 jours (ce qui serait pas mal la normale pour une Barbarie selon ce que j'en lis un peu partout sur le net). 

Mercredi dernier ils sont apparus enfin! 16 piou-piou caneton de barbarie! Donc les 16 oeufs du début ont tous été fécondés et se sont tous rendu à terme.

On pourra dire que c'est la nouvelle aventure pour notre été 2014.




lundi 28 juillet 2014

Un "vrai" potager par la faute des grands pins blancs

En 2014 je peux dire que j'ai un premier "vrai" potager à la maison. Un "vrai" potager dans le sens de potager d'une assez bonne superficie. Un potager pas seulement avec des herbes aromatiques dissimulées ici et là à travers les plate-bande (ou en quantité astronomique comme l'oregano sous le pommetier). Ou quelques plants de tomate tockés ici et là.

En fait, avant de penser potager à la maison, il fallait penser couper des arbres pour avoir suffisamment d'heures d'ensoleillement, de lumière quoi. Et c'est ce qui nous a arrêté fort longtemps. Couper des arbres. Ça prend tellement d'année à pousser un arbre mature. Lesquels couper, lesquels garder? Il y a tellement de terrains déboisés pour faire des infrastructures humaines que je me suis posée la question longtemps si c'était une bonne idée de couper mes grands arbres. Les années ont passées, la rencontre de Éric et Véronique (particulièrement Éric) a fait cheminer l'idée dans ma tête. Pourquoi pas? Pourquoi pas moduler et apporter un environnement comestible, voir une "forêt comestible" (c'est presqu'un autre nom pour parler d'un verger diversifié et plus "sauvage" ce terme). Moduler l'environnement, moduler le terrain en observant ce dernier pour y ajouter un potager.

Un fait demeure, pas assez de soleil sur l'ensemble du terrain. Il y a 2 ans on a commencé quelques petites parcelles à l'huile de coude en déracinant et enlevant les roches dans une section du terrain plus ensoleillée qui n'avait pas trop d'arbres matures. Mais c'est quand même long et difficile enlever les roches quand on a pas l'outillage adéquat pour ça, ni les moyens de plus pour ces années là. Quand même, 3 premières bandes avait été dégagé. Les roches redisposées en allées de chaque côté des bandes à potager. Ça a permis un peu d'ail, plus de tomate, de la bette à carde, de la laitue et quelques autres légumes pour ces premières années-là.



Reste que c'était encore petit. Reste qu'il nous manquait de coin ensoleillé. 

Au printemps 2013, après 2 ans à apercevoir un grand pic parfois à la maison, nous avons remarqué que notre grand pin blanc devant la maison avait un gros trou dans le haut. C'était donc normal d'apercevoir le grand pic. Analyse de la situation. L'arbre en a assurément pour quelques années encore quand même, mais... Mais si on le laisse tomber de lui même il tombera forcément ou presque sur les fils électriques (2 côtés, dont celui vent dominant) ou la maison (outch), un seul côté causerait moins de dommage. Tant qu'il est debout, cet arbre apporte beaucoup d'ombrage, et on aurait besoin de lumière un peu sur le terrain (pour ajouter des arbres fruitier par exemple). À force de jauger le tout nous nous somme décidé pour le faire abattre. Non nous ne pouvions pas le faire nous même. Trop proche des fils électriques pour nos capacités (bien que assez loin des fils, distance réglementaire, pour ne pas avoir besoin de le faire tomber par un émondeur mandaté par hydro-québec... On les a quand même fait venir pour s'en assurer officiellement, car 2 émondeurs sur 4 considéraient l'arbre trop proche, les 2 autres ne voyaient pas de problème, la distance minimale étant respectée.) et trop compliqué pour notre expérience sans tout saccager le terrain.



Nous avons donc fait tomber ce grand pin blanc l'an dernier. Tant qu'à avoir les émondeurs sur place, nous avons aussi fait tomber l'arbre qui avait été touché par la foudre autour de 2005 et qui avait beaucoup de misère depuis ce temps. Pis un autre grand pin à double tête (belle fourche qui ramasse tout les débris ou les gros nids) très à proximité de la maison à l'arrière. Plus les années passaient, plus ces 3 arbres nous rendaient inquiet lorsqu'il y avait des gros vents. Faut dire, la première année ici, à notre retour d'un week-end chez la belle famille on a eu la surprise de voir que les grands vents avait fait tomber une grosse pruche creuse sur le terrain. Chanceux, aucun dommage, elle avait tombée "à la bonne place". Mais ça n'aurait probablement pas été le cas des grands pins. D'ailleurs pour le grand pin à l'avant, nous avons pu constater qu'il se "creusait" à partir de la base jusqu'à environ 2/3 de sa hauteur. Pas encore assez creux pour l'affaiblir considérablement, mais quand on a vu ça, on a été content de savoir qu'il était au sol et ne représentait plus de risque.



Alors donc l'an dernier ces arbres sont tombés, créant plus de lumière sur le terrain. Nous amenant vers une nouvelle situation. Et c'est à partir de là qu'on a commencé à moduler plus activement notre terrain. À voir se dessiner dans nos têtes une image plus nette de ce qu'on veut en faire, de comment on veut le moduler pour le rendre un environnement "plus comestible".

mercredi 2 juillet 2014

Une paruline couronnée a fait son nid chez moi

oisillon de paruline couronnée
C'est mon homme qui a aperçu le nid en premier il y a 5 jours. Il avait éclairci une partie du sous-bois pour que les enfants puissent y marcher autour de la table à pic nic. Il s'affairait à d'autres changements qu'on a décidé d'apporter dans cette portion du terrain (genre remplir un "trou" avec de la branche et un peu de terre par dessus pour adoucir le nivelé) et il a remarqué qu'un oiseau (nerveux) semblait toujours se promener au sol en essayant de le distraire et l'attirer plus loin. Il a donc commencé à chercher s'il y avait un nid au sol. Il n'aurait pas voulu l'écraser par mégarde.

oui il y a un nid au sol sur cette photo!
Il a repéré le nid et il est venu me chercher en me disant: "apporte ton appareil photo". On était en soirée, les enfants déjà rentrés, la noirceur allait s'installer. Je suis allée voir et j'ai pris le nid en photo. Sans se consulté, nous n'avons pas voulu avertir les enfants de la présence du nid. Trop peur que les plus jeunes aillent foutre leur nez là trop souvent. 

Fait cocasse, les enfants nous ont mentionné hier qu'ils voient régulièrement 2 oiseaux se promener au sol pas trop loin d'eux quand ils vont manger ou jouer à la table à pic nic. Mon homme et moi on s'est regardé sans mot dire. La seule chose qui fut demandé aux enfants était de porter attention aux oiseaux, essayer de retenir des détails de leur plumage pour les identifier. 

Aujourd'hui je suis repassée pas trop loin du nid et j'ai vu l'oiseau en sortir (et en apercevant encore les oeufs du coin de l'oeil). J'avais assez de détail pour savoir que s'était une paruline. Je suis rentrée à l'intérieur et j'ai fouillé mes livres d'oiseaux. Tout converge vers la paruline couronnée. La grosseur, le plumage de l'oiseau, les couleurs sur la tête, le type de nid (au sol avec un sommet en forme de dôme et ouverture sur le côté), le nombre d'oeuf (environ 4), le comportement de l'oiseau. Puis j'avais déjà vu et identifiée la paruline couronnée au alentour de la maison par le passé.



Une heure plus tard mon homme m'a dit qu'il y avait des oisillons, j'étais septique, je n'avais rien vu une heure plus tôt. Ce soir j'ai tenté de les photographier de loin, l'image est floue, mais oui il y a 2 oisillons et encore 2 oeufs.

Depuis on a repoussé un nouveau chat se promenant trop proche du nid à notre goût (un chat qui ressemble à celui qu'on a perdu il y 2 ans et qui ressemble beaucoup à notre vieille chatte actuelle). Pour ma part, je n'irai pas prendre d'autre photo, je vais les laisser tranquille. Puis on continuera nos "travaux" dans ce coin dans une semaine environ quand les petits auront quitté le nid.

Chaque année sa surprise dans la nature faut juste ouvrir les yeux et savoir observer :)


mercredi 2 avril 2014

Pas de jaune, deux jaune, pas de coquille ou normal (oeuf de poule)



Depuis juillet dernier nous avons des poules pondeuses à la maison. 
Avoir ces bêtes à plume nous permet de constater la diversité des oeufs pondus. 

Oui la très très vaste majorité sont d'allure "normale", "standard"... 
Mais il arrive des fois qu'on trouve des surprises et c'est presque toujours un événement. Les enfants sont émerveillés et curieux de voir.

Jusqu'à présent nous avions vu les oeufs sans coquille (peut-être 3 depuis le début). 

La première semaine, nous avions aussi eu droit à un mini-oeuf sans jaune (photo ci-haut).

Kékajaz (sur le forum des conserves maison) m'avait mentionné que dans le langage populaire ces oeufs sont appelé "oeuf de coq".



Le week-end dernier nous avons eu notre premier oeuf à 2 jaunes. Franchement, l'oeuf était vraiment plus gros que la moyenne. J'avais juste hâte de craquer la coquille pour vérifier, mais j'ai attendu d'avoir tout les enfants à la maison pour le faire afin qu'ils puissent tous voir.


Pâques s'en vient, on en profitera pour décorer des coco... 
Peut-être y aura-t-il d'autre sorte de coco aussi le matin de Pâques, qui sait?

mardi 1 avril 2014

Enfin l'eau d'érable coule pour vrai!



Vous ne m'avez pas vu encore publier de recette avec du sirop d'érable ce printemps? 

Ben c'est simple, je n'ai plus de sirop d'érable et j'attendais que l'eau d'érable coule enfin. 

Chez moi cette année, c'est le 31 mars (hier) qu'elle a décollé pour vrai l'eau d'érable. C'est tellement tard cette année, c'est à l'image de notre long hiver et de notre printemps tardif.

À voir, à lire un peu partout durant le mois de mars dernier il y avait des recettes au sirop d'érable. Plusieurs recettes m'ont fait envie, plus ça allait plus j'en salivais. Enfin, enfin l'eau d'érable coule, la nouvelle saison est officiellement arrivée pour moi maintenant. L'attente est terminée, l'hibernation aussi.

À ce temps-ci de l'année le supplice de la goutte est "presquement" jouissif... 

C'est plutôt l'attente de la goutte qui est un long supplice et un temps d'attente incroyable... On dirait que c'est comme Noël pour un enfant... On attend, on attend, on veille, surveille et resurveille puis un moment donné ça y est, l'eau d'érable commence à couler. 

Généralement:

le soleil brille ardemment 
le ciel est bleu, 
la neige fond joyeusement. 

On sent la chaleur des rayons du soleil sur la peau et ça fait du bien. 
La bouette va arriver bientôt, y'en aura partout. 
L'air va sentir le sucré de l'érable ça va être bon.

Oui à ce temps de l'année le supplice de la goutte prend un autre sens!

Recette à l'érable dans la mire:

Les grands-pères au sirop d'érable de la ménagère débutante




mercredi 9 octobre 2013

Noyer noir: Parfois on peut être aveugle longtemps sans le savoir, jusqu'au jour où nos yeux s'ouvrent

Lundi je suis passée chez mes amis Éric et Véronique. Là-bas, Véro m'a fait goûter au noix de noyer noir qu'ils avaient été chercher dans un village voisin (St-Jacques je crois). Le goût de ces noix était sublime, arômatique. J'ai vraiment aimé. Véro m'en a laissé quelques-une.

Par la suite, je devais aller porter mon plus jeune chez ma mère (parce que moi hein j'avais rendez-vous chez le dentiste)... Chemin faisant, sur le chemin principal à St-Roch, les roues de mon auto écrasent quelques fruits verts provenant d'un arbre à proximité du chemin. Un bon gros crounch-crounch. Un regard dans le rétroviseur me permet de constater qu'il y a là beaucoup de "cailloux verts".  Je continue ma route me disant que j'y reviendrais une fois le coco chez ma maman. Évidemment je n'ai pas manqué d'y retourner 30 minutes plus tard.

Ouais parfois on peut être aveugle pendant des années. Ce fut mon cas (et c'est certainement le cas de plusieurs autres personnes), un noyer noir que j'ai croisé souvent dans ma vie sans jamais le voir. Sans le voir parce que je n' avais aucun intérêt pour ça pendant plusieurs années... Pis j'étais beaucoup trop jeune les première fois et la maison m'impressionnait beaucoup plus que les arbres autour.Quand même il est impressionnant aussi le noyer noir en question!



Sur place, je constate qu'il y a là plein de grosses noix rondes... Il y a des voitures, je vais sonner pour demander si les gens récoltent les noix et si je peux en prendre. Hum, quand même ça peut être gênant à faire d'aller cogner à une porte... mais surtout impressionnant quand on voit l'endroit




Un homme me répond. Non, il ne ramasse pas les noix, oui je peux me servir sans problème qu'il me dit. Lundi c'était une journée venteuse. Les noix me tombaient sur la tête! J'ai pris une certaine quantité, mais j'étais pressée, j'avais un rendez-vous chez le dentiste. Je me suis donc dit que je reviendrais le lendemain.

J'y suis revenue avec mon petit homme de 4 ans. Je l'ai pris en photo devant le tronc... Ça donne une idée de l'âge que peut avoir ce noyer noir.



Pendant notre cueillette, je vois arriver un pick-up. Quelqu'un d'autre (ou plutôt quelqueS autreS) s'en vient aux noix! J'y reconnais un ancien voisin et ancien professeur de géographie. Il est accompagné d'une jeune fille et une fillette. Tout en jasant, nous figurons qu'on se connait (d'il y a longtemps quand on était enfant). Mon ancien prof de géo me dit qu'il a planté quelques noix de cet arbre dans le parc en face de chez lui... "Tu pourras aller là aussi plus tard pour aller aux noix" qu'il me dit. "Et surtout, n'oublie pas d'en planter chez vous!"... En regardant autour, on voit quelques spécimens sur le terrain voisin, un autre à l'arrière aussi sur la même propriété que le grand arbre. Il y en a probablement d'autres, mais je sais pas pour l'instant car mes yeux viennent de s'ouvrir.

Pour ma part, sur le chemin du retour, je suis arrêtée chez mon gentil voisin pour lui donner noix. L'an dernier il m'avait indiquer l'endroit où est situé un noyer cendré mature... un terrain, une maison qu'il lui appartient et qu'il loue à des gens... L'ancien propriétaire de la place travaillais jadis au jardin botanique et avait planté ce noyer cendré chez lui. J'étais aller les ramasser l'an dernier avec sa permission. Mon voisin a planter quelques spécimens de noyer cendré chez lui à plusieurs endroits. Je me suis donc dit qu'il apprécierait probablement d'avoir une autre sorte de noyer. J'en planterai chez moi aussi. Puis nous mangerons les autres!

Pour les curieux et le côté "historique". L'arbre où j'ai fait la récolte fait partie de la propriété du Château Lamarche. Moi c'est le nom que j'ai toujours connu de cet endroit depuis ma jeunesse. 

Petite recherche sur internet et je vois que la maison fut construite en 1904 et porte aussi le nom du premier propriétaire soit Maison Josaphat Gareau et qu'elle est maintenant dans le patrimoine culturel du Québec (pour le côté immobilier) depuis 2003. Sur les notes historiques du site du patrimoine culturel on peut y lire que Monsieur Josaphat Gareau (1864-1949) est un horticulteur. C'est fort probablement lui qui a planté ce noyer entre 1904 et 1924. D'ailleurs, cela me fait penser à un des derniers billet de monsieur Latour concernant le patrimoine vivant historique.



Par ailleurs chose intéressante, ça sent comme les agrumes quand on ramasse les fruits du noyer noir.

Ajout:
Chemin faisant vers le moulin bleu aujourd'hui (jeudi 10 oct) j'ai repéré un nouveau noyer noir dans le coin. Le monsieur des tomates 2012 en a un dans sa plate-bande ;) Plus petit, mais mature et produisant des noix, le tronc est d'environ 8po il me semble de mémoire.

mardi 18 juin 2013

Faisan Lady amherst



Non, je ne fais pas d'élevage de volailles...

Si je parle aujourd'hui du faisan Lady amherst c'est parce que j'en ai observé un à moins d'un kilomètre de chez chez moi. En bordure de la route près d'un boisé assez dense. J'étais en véhicule et l'oiseau s'est vite faufilé dans le boisé. Il est rare que je parte pour une simple commission avec mon appareil photo, mais là je l'avais avec moi. Alors je me suis arrêtée et j'ai tenté de prendre quelques photo, car c'était la première fois que je voyais cet oiseau.

Ce qui m'a marqué d'abord: La queue noir, le dessous blanc, la crête rouge bien visible, le tour de l'oeil blanc (et pas rouge comme le faisan de colchide)



Après quelque recherche sur le web, j'en déduis qu'il s'agit d'un faisan Lady Amherst qui s'est probablement échappé d'un élevage. Ce faisan ne serait pas sauvage au Québec, mais introduit. Il origine du Sud-Ouest de la Chine et de la Birmanie selon wiki. Toutefois, il semble plus ou moins commun ici (à tout le moins apprécié pour sa beauté et sa facilité d'élevage) chez les petits éleveurs de volailles. J'apprends via le site web (4e page de la liste) de la Faisanderie des Collines (situé un peu au nord de Gatineau) que ce faisan est indifférent au froid et peut se regrouper en bande de 20 à 30 en automne / hiver.

A l'état sauvage,ces oiseaux indifférents au froid peuvent s'associer en bande de 20 à 30 pendant l'automne et l'hiver. Très commun,facile à élever,un autre excellent choix pour les débutants.

 Ha ben coup donc! Après avoir regardé plusieurs photo de faisan, je suis pas mal certaine que j'ai vu aussi des femelles faisan par le passé dans ce cas là... mais je pourrais pas dire de quelle sorte étaient ces femelles.


dimanche 9 juin 2013

Les fleurettes d'ail c'est beau à voir (et un aperçu pour le potager)

Par rapport au potager, l'an dernier nous avions commencé à préparer le terrain dans le but d'y faire un potager cette année. Oh c'est encore bien modeste. Fin mai, début juin 2012, nous avions réussi à faire 2 petites planches de culture et avions installé quelques plants. 

Ce printemps nous avons ajouté une nouvelle planche à la suite des 2 de l'an dernier. Divers plants de poivrons et tomates ont été mis dans la nouvelle planche, ainsi que du basilic. Pour les autres planches, l'une a des poivrons, de la bette à carde et les bubilles d'ail. Bubilles qui se s'étaient ramassés dans le fond de mon tiroir à légumes du frigo l'an dernier. Ces bubilles arrivaient des fleurettes obtenues chez Richard. Les bubilles ont très bien passé l'hiver et poussent doucement cette année. J'observe avec les bubilles et je les remettrai en terre cette automne pour continuer à les faire grossir sur quelques années.

L'autres planche (celle du fond) s'est vu recevoir une centaine de bulbes d'ail l'automne dernier. Aujourd'hui j'ai remarqué que les fleurettes d'ail avait fait leur apparition, c'est beau à voir.



Nos 3 plante-bandes à l'avant qui ont jadis contenu quelques plants de tomates certaines années, ont fini très différemment de ce que l'on imaginait au départ. L'une c'était vu recevoir 6 plants de fraises inconnues il y a bien 3 ou 4 ans de cela. J'ai laissé les plants faire leur rejets et maintenant cette plante-bande est recouverte de plants de fraise. On attends les premier fruits impatiemment. Au travers de ces fraises se trouve aussi un groseillé et un camerisier (ils leur faut des copains, on le sait... c'est dans la catégorie "à faire"). Puis ce printemps, nous avons planté une centaine de plants de fraises (75 sparkle / 25 bounty) ailleurs sur le côté de la maison.



L'autre plate-bande contient mon thym-citron. Elle s'est fait envahir par les ronces. On a laisser faire la nature et on tente de garder cette plat-bande pour les ronces maintenant! Je vais changer de place le plant de thym-citron cette année.



La 3e plate-bande quand à elle contient la sauge, du topinambour (ah oui il y en a avec les fraises aussi du topi) et quelques asperges. Mais les asperges sont infestées par le criocère, c'est pas joli :(


mardi 4 juin 2013

L'araignée-crabe et le bouquet de lilas



Ça fait un méchant bail que je ne vous ai pas montré une araignée! 

Samedi dernier avec bébittologue j'ai coupé des branches de lilas. Lui il les a apportées à la maison et disposées dans un vase avec de l'eau pour qu'on puisse avoir un beau centre de table au souper.

Mais voilà qu'au souper une fois tous assis à table, une belle araignée se pointe le bout du nez sur le bouquet de lilas. Ben ça y est, nous voici en émoi devant le belle. Oui la belle! Nous on l'a trouvé franchement jolie, toute blanche avec des tâches lilas qui faisaient écho à la couleur de la fleur sur laquelle elle se trouvait.



Hey hop, séance de photo avec la belle. Je tente de la prendre sous tout les angles et du mieux que je peux avec mon appareil ben ordinaire. Et oui j'ai l'objectif à pas loin de un pouce du nez de la belle, car j'aime pas le zoom de mon appareil. Quand je zoom, j'ai du mal à faire le focus.



Une fois la séance terminée, bébittologue la capture... pour aller la relâcher dehors et la laisser en liberté, en vie. C'est la nouveauté avec bébittologue. Il les captures encore les bébittes... Il les capture pour les observer et ensuite il les relâche.



Le nom de la belle? Oui c'est la belle pas parce qu'araignée est un nom féminin, mais bien parce que c'est une araignée femelle cette belle. Son petit nom: Misumena Vatia. On la surnomme aussi "flower spider" ou "goldenrod spider" car on la retrouve généralement sur les fleurs. Sa couleur blanche peut devenir jaune. Et elle a 8 jolis yeux pour faire les beaux yeux de belle. On peut en savoir plus sur la belle sur Bug Guide ou sur Wikipedia.


lundi 15 avril 2013

Invitation au lancement du Guide Le Potager urbain: 21 avril 2013





Certain se souviendront du fameux potager en façade du couple de Drummondville. En effet le potager de Michel et Josée avait fait beaucoup jaser sur les médias sociaux l'été dernier. Tel que convenu avec la ville, Michel et Josée, aidés de collaborateurs bénévoles, ont concocté un "Guide du potager urbain" pour satisfaire une des exigences de la ville. 

Michel et Josée voulant incorporer un chapitre sur la conservation des végétaux, ils m'ont demandé d'écrire ce chapitre. Et c'est ainsi que je me suis retrouvée en compagnie de plusieurs passionnés de jardinage et d'environnement en août dernier pour discuter de ce projet. Je dois dire que rencontrer ces passionnés fut un honneur pour moi. Je connaissais certain via les blogues depuis déjà quelques années (Michel et Josée entre autre, mais aussi Jasmine), d'autre de par leurs publications de livre. J'ai eu un plaisir fou à discuter conserve avec Lili Michaud, la chance de discuter avec Edith Smeesters, le bonheur de découvrir Michel Richard  et son engouement contagieux pour les semences du patrimoine, ainsi que plusieurs autres. Tous, connu ou non, sont formidables et d'une générosité magnifique.




Je vous mets ici le liens vers la version pré-lancement avec les 2 premiers chapitre: Guide Le Potager Urbain.


Le lancement officiel du guide complété aura lieu ce dimanche 21 avril 2013 de 12h à 13h au 4816 rue Garnier à Montréal. Le tout ce fera en compagnie des instigateurs des Incroyables comestibles à Montréal. (À noter que ce mouvement est à bien plus grande échelle que la ville de Montréal)

Alors, aura-t-on la chance de se croiser dimanche?


mardi 18 septembre 2012

Les vestiges d'une vie, trésors conservés dans la roche

Il arrive parfois qu'on ait besoin de prendre une pause pour soi-même. Histoire de se re-centrer et d'écouter les messages de certains êtres qu'on apprécie. C'est ce que j'ai fait hier soir et ce matin. Pas de conserves hier soir, ni aujourd'hui d'ailleurs. J'ai profité des quelques heures que j'avais pour moi toute seule. Les grands étant à l'école et mon plus jeune chez ma maman.



Je suis allée à la rivière voir couler le temps. 
Et j'ai aussi déniché le temps figé dans la pierre. 
Un trésor conservé dans le mur du temps.



Je me suis approchée du mur, 
Je voulais aller le voir de plus près.
Depuis le temps, je n'y étais jamais allé.



Alors c'était le temps d'aller "frapper" ce mur.
Le voir, l'apprivoiser, le toucher.
En découvrir les trésors cachés et conservés.


Le sol à proximité du mur m'arrache un sourire...
On dirait certaines rues du vieux Montréal...
Vous trouvez pas?


Je poursuis mon chemin vers le mur
J'y arrive enfin! 
Je le longe, je le touche de près... 


Et là un morceau de mur qui pendouille.
Un morceau qui veut céder et tomber.
Un morceau qui m'appelle et m'attire.


J'ai délogé ce morceau de mur,
Dans ma main, je l'ai pris...
Je l'ai ouvert en sa faille...



En sa faille, il y avait un trésor caché.
Un trésor précieusement conservé depuis nombre d'années.
Un trésor à la lumière dévoilé.



Ce trésor m'a interpellé
D'un côté par l'âge qu'il avait
Par le temps qu'il avait déjà traversé



D'un autre côté par sa beauté
Par sa force et sa fragilité
Qui me rappelle qui je suis moi aussi









jeudi 2 août 2012

Gelée de fleurs de capucine



Pas prévue à l'horaire de faire de la gelée de fleurs de capucine... mais c'est ce que j'ai fait hier!

On va dire que c'est la faute à ma cousine ; )

Elle nous a invité à aller glisser dans les tobogan géant hier... C'est pas loin de chez elle, chez des gens qu'elle connait et ça nous a rien coûté. Même bébittologue, qui était sorti de l'hôpital la veille (il s'est tapé une crise d'appendice) est venu et a fait une glissade accompagné de papa. On lui a promis d'y retourner une fois qu'il serait rétabli complètement.



Heyhey, même moi j'ai fait quelques glissades... la preuve: une photo entrain de glisser!



Ensuite on est allé dîner chez ma cousine... pis je suis revenue avec un seau plein de fleurs de capucine pour en faire de la gelée... Cette gelée-là est tellement bonne avec la viande.

Alors Josée, pour que tu te souviennes de la recette l'an prochain, je te l'écris sur le blog :P

Gelée de fleurs de capucine

Ingrédients:

pour la pectine:
2.7kg de pommes immatures (Josée, j'ai pris les vertes à même ton vieux et gros pommier)
De l'eau pour couvrir les pommes dans le chaudron (environ 1.5 à 2 litres)



pour la gelée:
430g (ou à peu près) de fleurs de capucine (un gros seau)
800g (4 1/2 tasses) de sucre

Pour tester la pectine:
2 c. à soupe d'alcool à friction 70%

Préparation:

Pour obtenir la pectine:
Les pommes immatures sont beaucoup acide, on n'aura pas besoin d'ajuster l'acidité avec du citron... ça pourrait être différent avec des pommes matures

Couper les pommes en morceaux
Les mettre dans un gros chaudron en inox à fond épais
Ajouter de l'eau pour couvrir (environ 2L)
Mettre le feu au max pour atteindre l'ébullition rapidement (important pour inactiver les pectinases bouffeuses de pectine)
Brasser pour ne pas que ça colle au fond
Quand il y a ébullition, baissé à feu moyen-doux
Laisser mijoter environ 15-20 minutes.
Écraser un peu au pilon à patate et s'assurer que les pommes sont ramollies
Fermer le feu, réserver le temps de préparer les fleurs.



Pour l'infusion de fleurs de capucine:
Dans un chaudron ou autre grand récipient, mettre les fleurs de capucine.
Ce chaudron réceptionnera le liquide de la purée de pomme (donc la pectine) donc s'assurer qu'il sera assez grand.
Transférer la purée de pomme dans un sac à légume réutilisable (une taie d'oreiller ferait aussi l'affaire, moi j'ai pogné les fameux sac à fruits et légumes ré-utlisables de l'épicerie... ils étaient en liquidation!)
Faire égoutter le jus encore très chaud dans le chaudron contenant les fleurs de capucine.
Laisser égoutter environ 1-2h, brasser les fleurs de capucine occasionnellement.

Dans un second sac à gelée (ou fruits et légumes), mettre le jus de pomme (pectine) contenant les fleurs de capucine.
Faire égoutter à nouveau pour éliminer les fleurs cette fois-ci.

Test de pectine:
Dans un verre, mettre l'alcool à friction
Ajouter 1 c. à thé de l'infusion de fleur
À l'aide d'une fourchette, faire tourner le liquide doucement une vingtaine de tours
Cueillir la pectine avec la fourchette.
Si elle colle et reste en place, vous en avez suffisamment et n'avez pas besoin d'en ajouter du commerce



Pour faire la gelée:
Mesurer 1 litre (4 tasses) de votre infusion de fleurs de capucine et le mettre dans le chaudron à confiture.
(il vous restera au moins 1.25L d'infusion pour faire une autre batch de gelée!)
Ajouter 800g (4 1/2 tasses) de sucre dans le chaudron
Porter à ébullition au feu maximum en brassant constamment et/ou très régulièrement
Utiliser le thermomètre à bonbon (ou le truc de l'assiette) pour déterminer quand la gelée est prête. À 104 degré C au thermomètre à bonbon la gelée sera prête. (moi je vois la gelée se former sur ma spatule de bois, le thermomètre me sert juste d'observation supplémentaire)
Verser la gelée dans des pots mason propres
Laisser un espace de tête 1/4 po (0.5 cm)
Traiter 10 minutes à la marmite d'eau bouillante si vous n'avez pas traité vos pots d'abord (5 minutes est suffisant si les pots avaient été maintenu 10 minutes à plus de 85 degré C)
Rendement: 4x250ml par litre d'infusion de fleurs de capucine